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Bénin : Assassinat de Boni Yayi : Le délibéré de la Cour dÂ’Appel de Paris pour le 4 décembre.
 

Bénin : Assassinat de Boni Yayi : Le délibéré de la Cour dÂ’Appel de Paris pour le 4 décembre.

 
 
 
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 Il y a 5 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - mercredi 23 octobre 2013 - 20:32

(g à  d) Olivier Bocco l'avocat Joseph Djogbénou, Patrice Talon et des journalistes ce mercredi à  Paris -

Cotonou le 23 octobre 2013 © koaci.com – Une fois encore, la décision temps attendu des uns et des autres dans lÂ’affaire de tentative dÂ’assassinat et de coup dÂ’état ne sera pas pour ce jour. La Cour dÂ’Appel de Paris a mi le délibéré du dossier au 4 décembre prochain. Patrice Talon a été arrêté à  Paris en décembre 2012, puis placé sous contrôle judiciaire.

Patrice Talon ne sera donc par extradé au Benin. Du moins pour le moment. La cour d'appel de Paris n'est pas pressée. Le dossier d'extradition de Patrice Talon et Olivier Bocco, accusés de tentative d'empoisonnement contre la personne du président du Bénin, est une nouvelle renvoyée à  plus tard. CÂ’est le 4 décembre 2013 que le juge français a mis le délibéré. Mais sa décision ne devrait pas être très loin de la position du procureur général français représentant le ministère public qui a émis un avis défavorable. En effet, après le rendez-vous manqué du mercredi, 18 septembre 2013, cÂ’est ce mercredi 23 octobre que la Cour dÂ’appel de Paris a choisi pour rendre son verdict au sujet de lÂ’extradition ou non de Patrice Talon.

LÂ’homme dÂ’affaires béninois est cité dans les affaires «tentative dÂ’empoisonnement du Chef de lÂ’Etat» et «atteinte à  la sûreté intérieure de lÂ’Etat». Deux sujets qui ne quittent plus lÂ’actualité nationale depuis plusieurs mois, surtout ces derniers jours, à  lÂ’approche de la date fatidique. Même en France, ces affaires préoccupent. La partie nÂ’est pas encore gagnée pour le gouvernement et Patrice Talon peut bien continuer à  jouer aux prolongations dans son exil doré, en attendant que sÂ’écoulent les trois ans de mandat quÂ’il reste à  son ennemi de président de la République. Patrice Talon est soupçonné dÂ’avoir fait substitué par des produits toxiques les médicaments qui devaient être administrés par le président Yayi Boni. Plusieurs complices présumés de cette manÂœuvre ont été arrêtées en octobre 2012. Il sÂ’agit, entre autres, de Moudjaïdou Soumanou, homme de confiance de M. Talon, du médecin personnel et de la nièce du chef de lÂ’Etat.

Le 1er juillet 2013, la Cour dÂ’Appel de Cotonou confirmait en grande partie, les deux ordonnances de non-lieu à  poursuivre en date du 17 mai du Juge Angelo Houssou dans le cadre des affaires relatives à  la tentative dÂ’empoisonnement du Chef de lÂ’Etat et Coup dÂ’Etat. Après la décision du juge d´instruction et le verdict de la Cour dÂ’Appel, les avocats du Chef de lÂ’Etat ont fait un recours en cassation. Alors quÂ’on croyait que le dossier était transmis à  la Chambre de cassation, grande a été la surprise de votre journal de constater quÂ’à  la date du 9 septembre 2013, la Cour de Cassation nÂ’est pas encore en possession des éléments du dossier. Un retard étonnant qui plonge les amis, parents et alliés des détenus dans un profond désarroi lorsquÂ’on sait quÂ’en première instance comme en appel, les mises en cause ont été relaxés.

Il convient de remarquer que Patrice Talon a demandé une protection spéciale en sÂ’appuyant sur la Convention de Genève relative au statut des réfugiés. Selon cette convention adoptée en 1951 par les Nations Unies, aucun Etat ne doit renvoyer un réfugié vers un Etat tiers dans lequel sa vie est en danger. En effet, lÂ’article 33 de cette convention stipule que «aucun des Etats contractants n'expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à  un certain groupe social ou de ses opinions politiques».

Certes la peine de mort est abolie au Bénin. Mais, dans ce dossier, Patrice Talon se présente volontiers comme une victime politique de son ex-ami Yayi Boni qui chercherait à  lÂ’éliminer. Ce qui suffit pour amener les autorités politiques françaises à  lui accorder une protection spéciale que procure la Convention de Genève.

Sékodo
 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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