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Burkina Faso : Le recours des OSC contre la candidature d'ex-proches de Compaoré aux législatives déclaré «irrecevable»
 

Burkina Faso : Le recours des OSC contre la candidature d'ex-proches de Compaoré aux législatives déclaré «irrecevable»

 
 
 
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© Koaci.com - vendredi 21 août 2015 - 15:07

Kassoum Kambou, président du Conseil Constitutionnel

© koaci.com – Vendredi 21 Août 2015 - Le Conseil constitutionnel a déclaré ‘’irrecevable’’ le recours en invalidation de la candidature aux législatives des ex-proches du président déchu Blaise Compaoré, car formulé ‘’prématurément’’, selon une décision de justice publiée vendredi.

Selon cette décision de justice, le recours du Cadre de Concertation Nationale des Organisations de la Société Civile (CCNOSC) conduit par Désiré Guinko, a été formulé la veille de la publication de la liste des candidats aux législatives par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

La loi électorale stipule que «le recours contre l’éligibilité d’un candidat ou d’un suppléant peut être formé devant le conseil constitutionnel par tout citoyen dans les 72 heures suivant la publication des listes des candidats ».

Des organisations de la société civile burkinabè avaient déposé un recours auprès du Conseil constitutionnel contre l’éligibilité de sept candidats aux élections législatives du 11 octobre 2015, proches de l’ex président Blaise Compaoré.

Ce recours visait exclusivement Achille Marie Joseph Tapsoba, Fatoumata Diendéré/ Diallo, Ollo Anicet Pooda, Salam Derme, Jérôme ZOMA, (ancien maire de Koudougou), Wend-Venem Eddie Constance Hyacinthe KOMBOIGO (ancien député et président du CDP) et Moussa Nikiéma.

Selon ces OSC, ces personnes, députés jusqu’à  l’insurrection du 30 octobre 2014, ont été porteuses du projet de loi portant modification de l’article 37 au niveau du parlement et des preuves accablantes pèsent sur elles.

D'autres recours en annulation de la candidature des ex-proches de Compaoré sont également en attente d'examen par le Conseil Constitutionnel, qui devra à  nouveau se prononcer sur la question dans les jours à  venir.

Le conseil national de la transition a voté début avril un nouveau code électoral stipulant que «toutes les personnes ayant soutenu un changement anticonstitutionnel qui porte atteinte au principe de l’alternance démocratique, notamment au principe de la limitation du nombre de mandats présidentiel ayant conduit à  une insurrection ou à  toute autre forme de soulèvement».

Boa, Ouagadougou
 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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