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Côte d'Ivoire: Bombardement de Bouaké en 2004, un nouveau témoignage  enfonce Dominique De Villepin
 

Côte d'Ivoire: Bombardement de Bouaké en 2004, un nouveau témoignage enfonce Dominique De Villepin

 
 
 
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© Koaci.com - mercredi 13 avril 2016 - 10:45

Gbagbo et De Villepin en 2004 (ph)-

© koaci.com– Mercredi 13 Avril 2016 –L’affaire du bombardement de Bouaké en 2004 est loin d’être terminée depuis que la juge Sabine Kheris, a demandé en février dernier le renvoi de trois anciens ministres français devant la Cour de justice.

Il s’agit de Dominique De Villepin ministre de l’intérieur, Alliot Marie en charge de la défense et Michel Barnier au poste des affaires étrangères à  l’époque des faits.

Un nouveau témoignage révélé par les médias occidentaux, enfonce Dominique De Villepin, qui aurait été l’instigateur du bombardement du camp français de Bouaké, ayant fait une dizaine de morts dont un civil américain le 6 novembre 2004.

L'homme d'affaires Jacques Dupuydauby, qui a été auditionné par la juge en charge du dossier la semaine dernière, aurait revélé avoir échangé avec Alliot marie et l’actuel l'actuel ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, dans le cadre de cette affaire.

Selon ce dernier, les deux personnalités ont pointé du doigt l’homme très en vue en janvier 2003 lors de la signature des accords de Marcoussis.

« J’ai déjeuné en 2007 avec l'ancien ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, une amie de longue date. Elle m'a indiqué que dans cette affaire toutes les décisions avaient été prises par son collègue, Dominique de Villepin alors ministre de l'Intérieur, et qu’en ce qui concernait l'aspect pratique et opérationnel des événements c'était un grand groupe français qui s'en était chargé, tant en ce qui concernait les armes que les mercenaires », a indiqué le témoin lors de son interrogatoire. Une version que lui aurait confirmée Jean-Yves Le Drian en juillet 2012.

Mais hormis Dominique De Villepin qui a refusé de réagir au témoignage de l'ancien industriel, le camp Alliot Marie et Jean Yves Le Drian et le groupe mis en cause, ont tous démenti avoir échangé avec Jacques Dupuydauby, sur l’affaire du bombardement de Bouaké.

La justice française reproche aux trois anciens ministres de Jacques Chirac, d’avoir tout orchestré afin qu'il ne soit pas possible d'arrêter, d'interroger ou de juger les auteurs biélorusses du bombardement.

Pour la défense de la partie civile, « Le bombardement sur le camp de la force Licorne, aurait eu pour but de pousser l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo à  la faute afin de l’évincer du pouvoir en 2004. »

Affaire à  suivre…

Donatien Kautcha, Abidjan


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