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Burkina Faso: Avis de l'ONU sur la détention de Djibrill Bassolé, le gouvernement va demander un réexamen
 

Burkina Faso: Avis de l'ONU sur la détention de Djibrill Bassolé, le gouvernement va demander un réexamen

 
 
 
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© Koaci.com - vendredi 07 juillet 2017 - 18:17

Le ministre de la justice Réné Bagoro

©Koaci.com – vendredi 07 2017 – Le Burkina Faso va demander le réexamen de l’avis du groupe de travail groupe de travail sur la détention arbitraire du Haut- Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU avait qualifié d’ «arbitraire » la détention de Djibrill Bassolé, a déclaré ce vendredi le ministre de la justice lors d’une conférence de presse.

Le groupe de travail avait émis cet avis en se fondant sur les constations suivantes : « M. Bassolé était un gendarme mis en disponibilité de sorte qu’il avait retrouvé son statut de civil au moment des faits en cause. Dès lors, il devait être soumis à  la justice civile et non à  la justice militaire ».

En outre expliquait le groupe de travail, « le fait de soumettre M. Bassolé à  la justice militaire dans les circonstances de la présente affaire viole son droit à  un procès équitable de façon irrévocable. La gravité de cette violation continue est telle que la détention en devient arbitraire et que M. Bassolé doit être libéré ».

Selon le ministre de la justice Réné Bagoro, le fait de mettre fin à  la disponibilité du Général Djibril Bassolé répondait à  un souci de discipline militaire et ne visait nullement les intérêts de la procédure pénale car les militaires conservent statut au sens du code de la justice militaire.

Ensuite, a-t-il poursuivi, le droit burkinabè n’exclut pas que le tribunal militaire soit compétent à  l’égard de personnes civiles, surtout dans le cadre de cette affaire d’ « atteinte à  la sureté de l’Etat » où des militaires poursuivis devant la justice militaire ont agi avec des civils comme co-auteurs ou complices, ils sont tous traduits devant la justice militaire.


Le ministre Bagoro a déploré que le groupe de travail n’ait pas permis au gouvernement burkinabè de se défendre sur cet aspect du problème.

« Il y a des arguments qui n’ont pas été suffisamment pris en compte et comme le document de travail permet qu’il y ait la révision, nous allons user de cette voie », a-t-il dit.


« La justice est indépendante en tout point de vue et ne doit subir de pression de nulle part même si on s’appelle Nations unies », a déclaré le directeur de la justice militaire, Sita Sangaré.


« Pour nous cette une décision totalement surprenante et qui n’est pas justifiable parce qu’étant très loin de la réalité », a-t-il indiqué, ajoutant que « tous les éléments nécessaires pour aller au jugement très bientôt ».

Cela ne change pas grand-chose car le dossier est suffisamment avancé. (…) Nous attendons tous le dénouement. A ce jour, toutes les auditions sont terminées. Au niveau du parquet, on a nous irons au jugement.

Boa, Ouagadougou

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  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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