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Burkina Faso : Le général Diendéré, cerveau présumé du putsch manqué, nie les faits
 
Dienderé

©koaci.com - lundi 26 novembre 2018 - Le cerveau présumé du putsch manqué Search putsch manqué de septembre 2015/au Burkina Faso, a nié les faits devant la barre, affirmant n'avoir "ni commandité, ni planifié ni exécuté" ce putsch.

Appelé à la barre plusieurs mois après après l'ouverture du procès Search procès pour lequel il est jugé avec 83 autres accusés, le général Diendere poursuivi pour cinq chefs d'accusation dont attentat à la sûreté de l'État a déclaré à la notification des charges retenues contre lui :"Je n’ai ni planifié, ni organisé, ni exécuté ce que les gens appellent coup d’Etat ».

Selon lui, il a été appelé le 16 septembre pour résoudre une énième crise au sein du RSP.

C'est face à l'intransigeance des soldats du RSP, de libérer les autorités de la transition dont le président et son premier ministre, qu'ils retenaient au palais, et face au refus de l'armée d'assumer les choses qu'il s'est senti obligé d'assumer le putsch que venaient de perpétrer les hommes du RSP.

« Pour ce qui concerne les évènements du 16 septembre et jours suivants, les éléments n’ont pas avalés du Tramadol, ils n’ont pas bu non plus de l’alcool pour le faire », a-t-il déclaré avant de revenir sur le contexte qui ont conduit à ces événements.

« Je ne veux pas justifier la crise du 16 septembre mais, je veux tout simplement faire comprendre le contexte général au sein du RSP, de l’armée et du pays sous la Transition. Monsieur le président, je vous invite à garder à l’esprit cette idée », a insisté Général Diendéré.

Depuis l'usurpatation du pouvoir par l'ancien premier ministre Zida Yacouba, celui ci n'a cessé de faites des manigances pour évincer les officiers supérieurs plus gradés que lui, de l'armée, pour dissoudre le RSP, à défaut d'en avoir le contrôle absolu et prolonger la durée de la transition pour pour pouvoir poursuivre les détournements à la tête du gouvernement, a expliqué le général Diendere, faisant la genèse des crises qui ont opposé Le colonel Zida et le RSP, dont il fut pourtant le numéro 2.

Le Lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida voulait avoir le contrôle de l’administration et des finances publiques et l’armée dont le RSP pour s’imposer et imposer ses points de vue pour que les élections se tiennent au moment que lui-même aura choisi, a-t-il longuement expliqué à la barre, tantôt sortant des document d'un cartable rouge posé devant lui, pour donner certaines précisions.

Citant en exemple, l'adoption d'une loi sur le statut des militaires qui lui permettait de passer de lieutenant colonel à général, "son (Zida) désir était de montée au-dessus de tous les militaires d’où sa nomination comme général de Division", a souligné le Général Diendéré.

« Si le commandement suivait le Premier ministre dans ses frasques, il n’en était pas de même pour les hommes de rang, qui ne manquaient pas de le faire savoir. Alors, il (ndlr, Yacouba Isaac Zida) tentait de les corrompre. Mais n’ayant pas eu le contrôle du RSP, il s’est résolu à le faire disparaitre", à dissoudre le corps", d'où les nombreuses crises nées entre lui et le RSP, a-t-il poursuivi.

Pendant plus de 7h, le général Diendere a entretenu le tribunal Search tribunal sur les intrigues de Zida.

Après avoir longuement campé le contexte national dans lequel le putsch est survenu, son conseil a souhaité une suspension pour lui permettre de souffler.

Ce qu'à accepter le tribunal Search tribunal suspendant l'audience jusqu'à mardi à 9h.

Pour Me Ambroise Farama, un des avocats de la partie civile, lorsque le général Diendere dit que "j'ai assumé" sans dire quel est le contenu de ce vocable "assumer le coup d'État ", en précisant d'ailleurs qu'il y a été poussé par la hiérarchie militaire et les hommes de rang et sous officiers, cela laisse pantois.

"Ce que nous retenons d'essentiel c'est son mot de fin cet après midi : "ce qui devait arriver arriva".

Selon lui, " il était prévisible qu'il y aurait un coup d'état, que les autorités de la transition seraient arrêtées. Aujourd'hui nous sommes confortés car nous disons que c'était un acte prémédité puisqu'il a dit que "ce qui devait arrivé arriva".

"Je reste persuadé qu'avec la confrontation, qu'il y aura entre le général et ses éléments, la vérité jaillira parce que certains de ses officiers ont clairement dit que c'est lui qui avait commandité le coup d'État et qui lui ont rendu compte après exécution. Maintenant, si il n'est pas prêt à assumer ce minimum, nous attendons la confrontation et verrons bien quelle sera sa posture", a-t-il conclu.

La salle d'audience du tribunal Search tribunal militaire délocalisé pour ce procès Search procès à bla salle de banquets de Ouaga 2000, a refusé du monde ce lundi.

Plusieurs personnes sont venus entendre la version du général, présenté comme le cerveau du putsch.

"Pour le moment Diendere est en train de se balader. Nous espérons qu'il va revenir sur ce qui nous intéresse et qui doit intéressé le peuple burkinabé. Ce pour quoi il est à la barre, il ne l'a pas pas encore évoqué et nous attendons demain quand on aura sa version par rapport à cela on pourra juger", a réagi Adama Tamboura, le porte parole de l'association des blessés de l'insurrection populaire.

Boa, Ouagadougou
 
 
11206 Visit(s)    2 Comment(s)   Add : 26/11/2018
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Demandez à son partenaire “in crime” Soro Kigbafori Guillaume. Et dire que Ouattara a protégé ce dernier pour étouffer cette affaire. On observe…
 
 
 
See his contributions SRIKA BLAH
 
C'est du théâtre.... dans certains pays...il aurait été pendu depuis..
 
 
 
 
 
 
 
 

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