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Cameroun : Unicef, 48% des naissances sont enregistrées en zones rurales
 
les députés juniors camerounais (Ph)

© koaci.com- Jeudi 29 novembre 2018- Au Cameroun, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), s’alarme de l’état d’enregistrement des naissances.

Selon les statistiques de l’Unicef-Cameroun, 1/3 des enfants ne sont pas enregistrés à la naissance.

En 2014, 66% des naissances ont été enregistrées.

C’est dans les zones rurales qu’on retrouve plus d’enfants non enregistrés.

Seulement 48% des naissances sont enregistrées en zones rurales, ont fait savoir des experts réunis cette semaine sous la houlette de l’Unicef.

Dans les villes, 81% des naissances sont enregistrées, indiquent les experts.

À Douala 91,4% et à Yaoundé 87,6% des naissances sont enregistrés avant 5 ans.
Les régions de l’Extrême-Nord 42% et du Sud-Ouest 55%, ont le taux d’enregistrement des naissances le plus bas du Cameroun.

Le conflit de Bakassi Search Bakassi dans la région du Sud-Ouest et les attaques de Boko Haram à l’Extrême-Nord, ont détruit les quelques centres de d’Etat-civil qui y existaient.

L’éloignement des centres d’Etat-civil, les accouchements à domicile, le manque d’informations, les déplacements des populations et même des maires ainsi que les motivations socioculturelles font partie des raisons qui expliquent le peu d’intérêt pour l’enregistrement des naissances dans certaines contrées du pays.

Pourtant la loi camerounaise donne 90 jours aux parents pour faire la déclaration des naissances. Toute personne ayant connaissance d’une naissance peut en faire la déclaration sous 30 jours et les parents disposent de 60 jours supplémentaires, soit 90 jours au total pour faire la déclaration de naissance d’un enfant.

Après les 90 jours, la loi camerounaise fixe un délai de six mois pour la saisine du procureur et au-delà, c’est le tribunal qui statue.

Dans certains cas le tribunal peut exiger un certificat d’âge apparent.

Formation

C’est dans ce contexte que les ministères des Affaires Sociales (Minas) et de la Communication (Mincom), en partenariat avec l’Unicef forment du 26 au 29 novembre 2018, les députés juniors comme pairs éducateurs.

À l’issue de leur formation, les députés juniors camerounais issus des différentes régions du pays auront des outils nécessaires pour la  promotion des droits de l’enfant. »

Ils ont adopté un plan d’action et formulé des recommandations pour tenter d’inverser la tendance.

« L’acte de naissance est le premier document officiel de l’enfant. Il garantit sa nationalité et facilite son intégration dans la société. Il faut faire établir les actes de naissance de nos enfants le plus tôt possible et dans le centre d’état civil le plus proche », explique Salomon Beguel expert Unicef.

« Le faible taux d’enregistrement des naissances fait pointer la menace d’apatridie qui plane sur le Cameroun avec des personnes sans nationalité. De nombreuses personnes dans nos villages et campagnes ne sont pas reconnues par l’Etat ; simplement parce qu’elles n’ont jamais pensé à se faire établir un acte de naissance. Un document pourtant très important pour leur vie », poursuit l’expert de l’Unicef.


Armand Ougock, Yaoundé
 
 
6674 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 29/11/2018
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