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Côte d'Ivoire: Le front éducatif en ébullition, vers un arrêt de travail sur toute l'étendue du territoire
 
Ako Nomel Hidry vendredi à Abidjan (ph KOACI)

© Koaci.com- Lundi 05 Novembre 2018 -Après ceux du primaire, les enseignants du technique et de la formation professionnelle dénoncent la dégradation de leurs conditions de vie et de travail.

Bientôt un arrêt de travail observé sur toute l’étendue du pays

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Côte d'Ivoire: Le front éducatif en ébullition, vers un arrêt de travail sur toute l'étendue du territoire
Des enseignants du technique et de la formation professionnelle regroupés au sein de la Coordination nationale de l'enseignement technique et de la formation professionnelle de Côte d'Ivoire (CONETFP-CI ) ont organisé leur assemblée générale (AG) de rentrée ce vendredi 2 novembre 2018 dans les locaux du lycée professionnel commercial de Yopougon(LPCY).

Lesdits enseignants ne sont pas allés de main morte pour dénoncer les conditions de vie et de travail qui se dégradent au fil des années : des indemnités de logement à celles du transport en passant par les allocations familiales, c’est à la fois des cris de cœur et d’indignation lancés par le corps enseignant du technique et de la formation professionnelle qui attire l’attention de l’Etat sur leur statut social jugé stagnant ; et ce, depuis les années 80.

Venus des dix communes de la capitale économique et de l’intérieur du Pays, les enseignants membres de la CONETFP-CI Search CONETFP-CI après adoption de l’ordre du jour (informations, perspectives et élection du 2ème commissaire aux comptes adjoint) ont souligné l’importance de cette AG qui marque le début de la lutte revendicative dont l’aboutissement est le signe selon, eux, « d’un système éducatif de qualité ».

 
 
En effet, selon le secrétaire général national Ako Nomel Hidry, « cette AG, la première de l’année, oriente les activités ou luttes pour réaffirmer notre engagement à poursuivre la lutte. »

Une lutte au vu d’un constat considéré amer par les enseignants, mérite d’y apporter les solutions idoines.

Ce constat, l’homme le révèle avec une certaine indignation : « le fonctionnaire vit au dépend de son salaire de base alors qu’il n’est pas habilité à faire des affaires. Les textes lui interdisent. Alors que le coût de la vie augmente. » a -t-il déclaré ; condamnant le terme « indemnité contributive de logement » imposé par l’Etat en lieu et place de « l’indemnité de logement » comme souhaitée par la coalition des enseignants.

Ces indemnités, a-t -il rappelé, « les taux actuels datent des années 80 où l’on pouvait avoir une villa de deux ou trois pièces à 16 000 FCFA avec des indemnités de 40 000 F CFA. Aujourd’hui, les conditions ont changé ! La petite habitation décente vaut 80 000 voir 100 000 FCFA pour les enseignants du secondaire et du primaire. Nous demandons que cette indemnité de logement soit revalorisée. » Idem pour les indemnités de transport jugées selon M Nomel insignifiantes : « de nos jours elles s’élèvent à 7 000 FCFA . On nous demande d’être au service pendant les 21 ou 22 jours du mois. Nous disons que cela est insuffisant. » A - t-il déploré.

Ako Nomel Hidry compléta à la liste ‘’ macabre ‘’ des indemnités, celles des allocations familiales : « les allocations familiales sont dérisoires aujourd’hui : 2 500F CFA pour nourrir un enfant ; et c’est ce qui est répertorié au bulletin de solde. Mais, les enseignants n’ont que leurs salaires pour subvenir à tous les besoins. L’Etat ne prend pas en charge la maladie du fonctionnaire. C’est du salaire de base que le fonctionnaire se soigne. Le matériel didactique n’est pas pris en charge par l’Etat. C’est sur la base de leurs salaires que les enseignants s’équipent et se forment ! »

Concluant ses propos, il en a appelé à l’attention des autorités afin qu’elles « soient soucieuses d’une production positive du système éducatif. Nous devons nous asseoir afin de discuter de ces conditions sociales. » A conclu le SGN qui n’a pas manqué de rappeler le mot d’ordre de grève qui sera mis à exécution à partir du 20 novembre et s’étendra sur trois jours.

Créée le 10 février 2010, la Coordination nationale de l'enseignement technique et de la formation professionnelle de Côte d'Ivoire (Conetfpci), est l'un des 3 syndicats que compte le ministère de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle (Metfp).

Il est regroupé au sein de la coalition secteur Education- formation de Côte d’Ivoire qui comprend six syndicats (CNES-CI, CONETFPCI, CES-CI, SYRES-Côte d’Ivoire, RICI, SYENET).

Kouamé
 
 
8511 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 05/11/2018
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