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Côte d'Ivoire: Les leaders de jeunesses pour une candidature aux présidentielles à 25 ans et la suppression de la caution de 20 millions
 
© koaci.com - Lundi 01 Octobre 2018 -Une jeunesse plus responsable et engagée davantage dans les instances décisionnelles de leur pays. Tel est la quintessence des travaux réalisés au cours des deux semaines (du 13 au 29 septembre 2019) qu’a duré l’atelier de réflexion des jeunes leaders ivoiriens ; Des assises sanctionnées au cours d’une conférence de presse par des recommandations. Des travaux qui ont été chapeautés par la promotion PYPA (program for Young politicians in Africa) Côte d’Ivoire 2018. Cet atelier s’est achevé ce samedi 29 septembre 2018 dans un complexe hôtelier à la Riviera par un concours de plaidoirie avec pour thème « un quota de jeunes dans les instances électives : pour ou contre. »

Comme constaté par Koaci, ils sont au nombre de quatorze (14) jeunes leaders réunis au sein du mini projet dénommé PYPA Côte d’Ivoire 2018 et issus de différentes organisations syndicales (FESCI) ,de partis politiques dont le FPI, le MFA, l’UDPCI, le PDCI –RDA , l’UPCI , LEADER ; ils ont décidé de faire bouger les lignes en matière d’implication des jeunes dans la sphère politique de leur pays. Une sphère hermétiquement fermée et jalousement gardée par une aristocratie politique de l’ère des indépendances africaines, notamment ivoiriennes.
Leur cri de cœur, ils l’ont exprimé. Et de la plus belle et symbolique manière : à travers un livret dont le contenu est égrappé de recommandations toutes aussi interpellatrices que réformatrices.

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Côte d'Ivoire: Les leaders de jeunesses pour une candidature aux présidentielles à 25 ans et la suppression de la caution de 20 millions
« Comment les décideurs peuvent implémenter une démocratie plus participative qui n’inscrit pas la perspective jeune au cœur de son action ? Sur quels droits peut-on se fonder pour nier aux jeunes leurs places au sein des instances décisionnelles ? Les jeunes ne constituent-ils pas un réservoir de compétences à maximiser au profit de la société ? » Telles sont les différents pans d’un constat relevé par la jeunesse ivoirienne. 

Cette population qui estime que « c’est la non priorisation des problèmes des jeunes qui est une violation de leurs droits dans l’élaboration des réformes politiques et dans la mise en œuvre des politiques publiques ». Contexte s’apparentant à un conflit générationnel entre la vielle garde à savoir les vieux politiques et la nouvelle génération montante de jeunes leaders politiques qui, s’affirmant de plus en plus, sont en réalité une fierté plutôt qu’une menace pour ces barons politiques. Car, à la vérité, la relève est en train d’être assurée. C’est le moins que l’on puisse dire ; surtout au vu des recommandations juridiques et institutionnelles assorties après plus de deux semaines de réflexion ardue : « Sur les instruments internationaux, l’application des dispositions de la charte africaine de la Jeunesse ; sur les instruments nationaux : la constitution, l’Etat doit prendre des mesures pratiques pour une application des dispositions de l’article 34. Tout candidat à l’élection présidentielle doit être âgé de 25 ans au minimum modifiant ainsi les dispositions de l’article 55. Le tiers des sénateurs à nommer par le Chef de l’Etat doit prendre en compte 30% des jeunes de moins de 35 ans. Au niveau du code électoral, suppression du montant de cautionnement aux élections présidentielles, rendre l’inscription sur le listing électoral automatique et permanent en rapport avec les services de l’Etat civil. Sur les institutions étatiques, un quota de 50% de jeunes au sein du gouvernement, un quota de 30 % de jeunes au sein du Conseil Economique, un quota obligatoire de 30 % de jeunes sur la liste de candidature des partis politiques engagés aux élections locales (régionales, communales et législatives). » 

Telles sont en substance, les recommandations lues par M Guina Hermann Rodrigue, coordonnateur PYPA. L’homme a surtout tablé sur la suppression de la caution de 20 millions des présidentielles qui à son sens, relève de la ploutocratie.

Invité à l’atelier, le professeur Abdul Karim Saïdou , coordonnateur PYPA Afrique de l’Ouest , a pour sa part insisté sur l’importance et l’implication des jeunes dans la vie politique d’une nation. Car, a-t- il justifié en citant l’historien Joseph Ki-Zerbo, « une société qui néglige sa jeunesse est une société suicidaire qui est appelée à disparaître. »

Représentant le ministre à charge de la jeunesse, M Roland Silué recevant des mains des jeunes leaders politiques le livret de recommandations avec un contenu de plaidoyers tout aussi ‘’révolutionnaires’’ les uns que les autres a fait savoir à ses invités que « les jeunes ne doivent plus être une cible du ministère mais des partenaires du ministère. »

 Phrase assez confuse du représentant du ministre. Sur la notion d’une jeunesse dynamique et citoyenne à l’image de celle du Burkina ou du Sénégal, ce fut une réponse évasive : En effet, intervenant, il a estimé que ce sont des exemples à ne surtout pas copier car relevant de l’anarchie et du désordre. Tout en ignorant que ces jeunesses citoyennes (le balai du citoyen et le mouvement y en a marre) ont révolutionné les démocraties de leurs pays respectifs par une mentalité citoyenne.

Le programme PYPA est un outil de renforcement de capacités des jeunes leaders politiques africains. Il est actif dans certains pays de la sous-région dont le Togo, le Sénégal, et la Côte d’Ivoire.

 
 
KOUAME pour KOACI
 
 
5713 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 01/10/2018
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