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COTE D'IVOIRE : Dur, dur, dur.... pour la ménagère !
 
Sur un marché d'Abobo à Abidjan Search Abidjan ce mercredi matin (p Adriel)

COTE D'IVOIRE - ABIDJAN LE 25 AVRIL 2012 © koaci.com - De nos jours seules les endurantes réussissent à constituer le menu journalier. La flambée des prix Search prix et les différentes les réalités sur le marché témoignent en effet des difficultés de la ménagère.

Et pour mieux apprécier cette difficulté, nous avions décidé pour la journée du mardi 24 avril d’accompagner Mme Anzata Lucie dans un marché.

Lucie, une ménagère âgée de 43 ans est mère au foyer et compte 7 enfants dont le plus âgé a 23 ans. Dans notre empathie, nous l’assistons dans sa tâche quotidienne au marché d’Abobo Sogefhia . Quotidiennement elle effectue ses dépenses avec la somme de 2500frs et la réalité semble aujourd’hui tout autre.

A l’entrée du marché, nous constatons déjà une ambiance inhabituelle qui règne depuis un moment. Ce n’est ni les disputes entre clients et commerçants, ni des faits divers qui peuvent animer un marché. Le sujet est plutôt d’actualité, car la situation n’a toujours pas changé.

Maintenant à Lucie de nous faire vivre l’expérience à travers ses commentaires et faits et gestes. ‘’Je viens d’acheter demi kilo de viande à 1200frs Cfa ; ce n’est pas le prix Search prix donc comprenez que ça augment钒. Puis dans la suite nous avions l’impression de tourner un moment sur nous même et dans le vide pendant 15 minutes. ‘’’Constatez par vous-même, je tourne beaucoup parce que je cherche des aubergines au prix Search prix habituel que j’achetais’’. Enfin elle marque un arrêt et nous explique enfin : ‘’ j’ai acheté ces 4 tas d’aubergine à 500frs CFA et c’est pratiquement un demi sachet que je tiens dans la main et ce qui n'en devrais pas être‘’’. Nous continuons dans notre enquête et cette fois, Lucie obtient rapidement le poisson. Mais à elle de nous expliquer :’’j’ai eu ces poissons Apollo 3 à 450frs’’. En plus d’ajouter ’’ dans ce coin les vendeuses ne négocient pas, car elles affichent aussi la même plainte’’. ‘’ Maintenant il me reste 350 frs pour la tomate, le pigment et l’oignon et mes cubes d'assaisonnement’’. Malgré que nous partagions sa peine, nous commencions tout de même à fatiguer car cette ballade durait maintenant environ 1 h30 minutes. ‘’j’ai été obligé de prendre de la tomate pâte par rapport à la boule. Le reste j’ai jonglé avec, comme je sais le faire pour réunir le nécessaire. J’ai donc pu avoir la tablette Maggi et réunir les oignons et pigments mais je me passerai de bien autre accessoire car les temps ont changé ’’ nous confirme –t-elle avec un sourire rincée de sueur. ‘’ Constatez qu’il n’y a pas de je retiens’’. Elle le dit en riant. ‘’ Heureusement que mon mari a acheté 1 sac de riz pour ce mois’’.

Après avoir remercié Mme Anzata Lucie pour cette expérience vécue, elle nous confie néanmoins que les choses n’étaient pas ainsi il y a quelques années. Malgré l’assurance des autorités la situation s’en pire continuellement.

Un tel calvaire vécu avec plein d’émotion pour juste tirer la sonnette d’alarme , car rien n’a changé sur les marchés.


Adriel, KOACI.COM ABIDJAN, copyright © koaci.com
 
 
5648 Visit(s)    1 Comment(s)   Add : 25/04/2012
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Comments
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See his contributions seyale
 
Yako à ces braves dames qui se démerdent tant bien que mal pour nous nourrir, nous le bas peuple que ceux "d'en Haut" ne voient que par les lunettes interposées de leurs cupides collaborateurs. Qui peut entendre ce pauvre peuple très pauvre?
 
 
 
 
 
 
 
 

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