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Côte d'Ivoire : Affaire Abadjin-Doumé et d'Abadjin-Kouté de nouvelles révélations qui pourraient accabler le CNRA toujours dans son « mutisme  »
 

Côte d'Ivoire : Affaire Abadjin-Doumé et d'Abadjin-Kouté de nouvelles révélations qui pourraient accabler le CNRA toujours dans son « mutisme »

 
 
 
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 Il y a 3 semaines
 
 
 
 
 
© Koaci.com - lundi 13 juillet 2020 - 11:14

De nouvelles révélations dans le conflit foncier qui oppose les villages d’Abadjin-Doumé et d’Abadjin-Kouté à la direction générale du Centre national de recherche agronomique (CNRA) n’a pas fini de livrer ses secrets.


Un nouveau rebondissement intervenu le jeudi 9 juillet 2020 révèle le caractère peu ordinaire qui entoure ce conflit.


Alors que l’on croyait ce conflit foncier rangé aux calandres grecques suite à la décision de justice rendue en mars 2019 rétablissant les propriétaires terriens des villages d’Abadjin-Doumé et d’Abadjin-Kouté dans leurs droits de propriété sur cette parcelle d’environ 231 hectares sise dans la commune de Songon, sur la route de Dabou, que non. La direction du CNRA dont le siège est à quelques encablures du site litigieux, pourtant débouté par ladite décision de justice, refuse de s’y faire.


A en observer la suite des événements dont nous fait part régulièrement le porte-parole des propriétaires terriens par ailleurs propriétaire terrien également, Ballé Djoman Abel. Le dernier rebondissement en date est celui du jeudi 9 juillet dernier.


 

Ce jour-là, selon Ballé Abel, des agents de la direction du Centre national de recherche agronomique ont fait irruption sur le site en compagnie de deux gendarmes et quatre jeunes gens aux allures inspirant la belliqueuses. Sans autre forme de procès et sous la supervision des deux gens d’arme ont détruit les bornes installées par les propriétaires terriens dans le cadre de l’exploitation de leur patrimoine foncier. «Ils ont été surpris sur le site par nos jeunes frères. A la question de savoir le motif de leur présence là, ils leur ont rétorqué que c’est le capitaine qui leur a demandé de venir là comme ils n’ont pas de preuve de leurs revendications. Réussissant ainsi à distraire les jeunes, ils ont détruit nos bornes qu’ils ont transportées dans leur véhicule à leur direction», nous explique-t-il. Toujours selon M. Ballé, «ils sont revenus plus tard déposer les bornes, mais le fait qu’il faut retenir c’est qu’ils se sont exposés au délit de destruction de biens d’autrui». Suite à cet incident, les propriétaires terriens, à bout de ces excès de la direction générale du CNRA, a tenté de remonter la filière afin d’en savoir un peu plus sur le fameux capitaine aux ordres duquel ils sont victimes des agents du centre agronomique.


«De nos enquêtes, il ressort que des agents du CNRA sont allés faire part de ce conflit au général Apalo, Commandant supérieur de la Gendarmerie qui, à son tour, a demandé au commandant de l’escadron de la gendarmerie de Yopougon d’envoyer des éléments sur le terrain pour le CNRA. La question que nous nous posons est les suivantes : pourquoi c’est le Commandant Apalo que le CNRA saisit dans une affaire de conflit foncier déjà tranchée par la justice ivoirienne ? Ces responsables du CNRA ont-ils dit la vérité au Général Apalo ?», s’est interrogé Djoman Abel.


Qui n’a pas manqué de relater les souffrances que leur fait endurer le CNRA alors qu’ils ont entamé la mise en valeur de leur propre bien que l’Etat de Côte d’Ivoire leur a reconnu à travers sa justice. «Si ce ne sont pas à nos ouvriers qu’ils portent des coups et blessures volontaires, ce sont nos travaux qu’ils interrompent accompagnés soit d’agents de police, soit d’agents des eaux et forêts, soit de gendarmes sous le fallacieux prétexte de l’ordre du ministre de la défense Hamed Bakayoko ou désormais du Commandant supérieur de la Gendarmerie. Nous en avons marre et prenons à témoin ces personnalités dont le CNRA utilise le nom arbitrairement pour vouloir nous spolier de nos terres alors que la justice ivoirienne nous a rétablis dans nos droits. A ces autorités pour qui nous avons un respect distingué, nous voudrons signifier que M. Yté Wongbé et ses agents sont dans l’abus. S’ils soutiennent le contraire, demandez-leur, s’il vous plaît, de vous fournir le preuve de leur propriété sur nos parcelles.», a-t-il exhorté.


Donatien Kautcha, Abidjan


 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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