Ghana : Baisse du prix du cacao, le Kg passe à 41 GHC, soit 2 124 F CFA
Des fèves de cacao (ph)
Le gouvernement part la voix du ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, a annoncé une baisse du prix du cacao, le fixant à 41 392 GHC la tonne, soit 2,15 millions de F CFA, avec effet immédiat pour le reste de la campagne 2025-2026. En détail, pendant que le prix du sac de 64 Kg de cacao est ramené à 2 587 GHC, celui d’un Kg correspond à 41 GHC soit 2 124 F CFA.
Lors d'une conférence de presse à Accra le jeudi 12 février 2026, le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, a annoncé cette décision et a déclaré que cet ajustement est nécessaire pour refléter les réalités actuelles des prix internationaux tout en préservant au mieux les revenus des producteurs.
Le nouveau prix est approuvé par le Comité de révision des prix à la production (PPRC). Il est dû au refus des acheteurs d'acquérir le cacao ghanéen, devenu non compétitif et très cher. Le Ghana est le deuxième producteur mondial de cacao derrière la Côte d’Ivoire.
Contexte et explication
Le COCOBOD est confronté à un stock d'environ 50 000 tonnes de cacao invendu dans les ports, tandis que les Sociétés d'achat agréées (LBC) se voient devoir environ 2,04 milliards de GH¢ (185 millions de dollars) par l'organisme de réglementation.
La baisse de prix est une réponse directe à la volatilité des marchés internationaux. Alors que les prix du cacao ont atteint des sommets historiques, dépassant les 12 000 dollars la tonne fin 2024, ils ont depuis chuté de plus de 63 % sur un an, s’établissant autour de 3 772 dollars la tonne en février 2026.
Selon le ministre, cette forte baisse a rendu le cacao ghanéen trop cher par rapport à ses concurrents et a engendré de graves problèmes de trésorerie pour COCOBOD. « Le prix mondial a chuté de manière significative, passant d'une moyenne de 7 200 à 4 100 dollars la tonne, ce qui rend les fèves de cacao ghanéennes non compétitives et crée des difficultés de liquidités »
Ajustement et nouvelle mesure
Le gouvernement a estimé que cet ajustement est nécessaire pour stabiliser le secteur et garantir le paiement rapide des agriculteurs.
Il a mis en place des mesures pour renforcer le secteur, notamment un nouveau projet de loi sur l'Office du cacao, le développement de la transformation locale du cacao et un financement innovant via des obligations cacaoyères nationales. Ces réformes visent à rendre la filière plus durable et transparente.
Des inquiétudes
La mesure de réduction du prix d’achat de cacao a suscité des inquiétudes chez les petits exploitants agricoles, qui dépendent de paiements équitables pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Les critiques affirment que les agriculteurs supportent le poids des problèmes structurels tandis que les coûts de production continuent d'augmenter.
Perspectives
Ajoutons dans le cadre de la mesure prise, le Président John Mahama a annoncé que d'ici 2030 le Ghana cessera de dépendre du financement étranger pour l'achat de cacao et mobilisera plutôt des ressources nationales pour financer cette culture.
Selon Mahama, le Ghana a la capacité financière de financer ses propres achats de cacao sans avoir à mettre les fèves en garantie. Il a soutenu que ce projet renforcera la transformation locale et soutiendra la croissance économique.
Le Président du Ghana expliqué lors de l'initiative Accra Reset à Addis-Abeba que les garanties liées aux financements extérieurs ont empêché le Ghana d'allouer suffisamment de fèves de cacao aux transformateurs locaux, malgré les capacités de production existantes.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
- Joindre la rédaction de koaci.com (+228) 98 95 28 38 ou koaci.ghana@gmail.com –
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
