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Côte d'Ivoire : Depuis Agboville, Gbagbo se prononce sur le prix du Cacao, l'affaire de la « casse » de la BCEAO : « On a pu payer nos salaires et les salaires de ceux qui étaient au Golf »
 

Côte d'Ivoire : Depuis Agboville, Gbagbo se prononce sur le prix du Cacao, l'affaire de la « casse » de la BCEAO : « On a pu payer nos salaires et les salaires de ceux qui étaient au Golf »

 
 
 
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© Koaci.com - lundi 08 avril 2024 - 09:18

Gbagbo, samedi à Agboville (DR) 


La deuxième édition de la Fête de la Renaissance organisée par le Parti des Peuples Africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI), s'est tenue le samedi 06 avril 2024 à la place Henri Konan Bédié d'Agboville dans la région de l’Agneby-Tiassa.


Très attendu pour son discours , le président du PPA-CI, Laurent Gbagbo, s’est prononcé sur plusieurs sujets dont le prix du cacao fixé à 1500 FCFA le kilogramme pour la campagne intermédiaire, l’affaire de la Casse de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour laquelle il a été condamné à 20 ans de prison par conséquent il n’est pas éligible au scrutin présidentiel de 2025, avant de s’étaler sur le coût de la vie.


Evoquant le premier point relevé, il s’est interrogé : Comment le prix du cacao peut coûter 5000 FCFA/kilo au Cameroun, 3000 FCFA/kilo au Ghana et en Côte d'Ivoire ? Et d’ajouter : « On nous dit qu'on a augmenté à 1500 FCFA/Kilo une misère. Sur cette question, quand j'étais Président de la République, j'ai demandé l'union des principaux producteurs, le Ghana et la Côte d'Ivoire. Nos deux pays produisent à eux seuls 60% du cacao mondial. J'ai donc souhaité qu'on se rassemble et que nous fixions ensemble les prix de vente du cacao, au lieu de subir le prix d'achat que les acheteurs nous imposent. On m'a pris pour un très gros révolutionnaire et beaucoup m'ont fui petit à petit pour ne pas avoir affaire aux " humm ". Or on n’obtient rien sans combat, sans lutte, sans se battre. Aujourd'hui les acheteurs achètent à n'importe quel prix. C'est pour éviter cette situation que le Fonds Monétaire International avait imposé une réforme en 2000, au temps où le Général Guéï Robert était Chef d'État. C'est Seydou Diarra et Patrick Achi, qui vit encore, qui ont mené cette réforme. Elle consistait à dissoudre la CAISTAB pour laisser le planteur-vendeur de cacao en face de l'acheteur et du pool mondial. C'est bénéficiant de cette réforme que j'avais dit en 2000 aux paysans, " donnez-moi le pouvoir pour que je vous le rende." Et quand j'ai été élu, j'ai rendu le pouvoir aux paysans. Vous avez vu, ceux qui fixaient les prix et qui annonçaient les prix, c'était les paysans, à tel point que certains se sont laissés au vol. Évidemment, celui qui vole, on le punit, j'ai déposé plainte contre eux, ils ont été arrêtés et mis en prison. Mais le prix du cacao avait augmenté. Après les 260 FCFA de prélèvement fiscal, tout le reste partait aux producteurs. Aujourd'hui les libéraux ivoiriens bloquent les prix pour se donner les moyens de prendre en gros sur le kilo du cacao, afin de financer la dette abyssale qu'ils vont nous laisser. Ce n'est pas une bonne manière de faire. Il faut accompagner la réforme de 2000. On peut aujourd'hui atteindre 5000 FCFA/Kilo de cacao parce que la demande est très forte. Mais ça on en discutera. Je ne suis donc pas d'accord avec la petite augmentation du prix. Ils disent 1500 FCFA/Kilo comme si c'était quelque chose de grand. Mais dès l'instant que plus petit que nous vend à 5000 FCFA/Kilo, nous pouvons faire aussi. C'est ça la vérité qu'il faut dire et que nous disons. »


 

Concernant l’affaire de la casse de la BCEAO lors de la crise post-électorale de 2010-2011, Laurent Gbagbo continue de clamer et son innocence et qualifie sa condamnation à 20 ans de prison par la justice ivoirienne d’amusement.


« (...) Quand ils ont fini à la BCEAO, le Gouverneur par intérim qui l'a remplacé nous jouait des tours, faisant en sorte que la Côte d'Ivoire n'ait pas à sa disposition les sommes d'argent dont elle avait besoin. Or quand même, la BCEAO c'est nous. L'UEMOA c'est la Côte d'Ivoire. 40% de ce que gagne l'UEMOA c'est grâce à la Côte d'Ivoire. J'ai donc dit ce n'était pas possible et j'ai coupé le pont avec Dakar. Et j'ai pris la succursale de la BCEAO en Côte d'Ivoire comme notre Banque centrale. De ce fait, tout ce que nous gagnons était mis directement dans notre propre Banque centrale. C'est tout (rire ). Et c'est donc avec ce système que nous avons continué à payer les fonctionnaires », a révélé l’ancien chef de l’Etat, (2000-2011), et d’interroger. « Quel est ce pays où quelqu'un va être loin et intervenir sur nos salaires, que nous gagnons à la sueur de nos fronts ? Ce n'est pas possible. On a donc fait ça et on a pu payer nos salaires et les salaires de ceux qui étaient au Golf. Un matin, nous venons en Conseil des Ministres, on nous apprend que la BICICI, la SGBCI et la SIB ont fermé et que les dirigeants sont partis en vacances en France. J'ai dit " Han bon, c'est comme ça. " J'ai procédé immédiatement à la nationalisation de ces banques. Les ivoiriens qui y travaillaient, je les ai fait revenir et étaient tous contents et enthousiastes. Ils ont ouvert les portes et nous avons travaillé. C'était à la fin du mois, et nous avons procédé au paiement des salaires des fonctionnaires. Donc quand j'étais en prison à la Haye, Ils me font un procès ici et puis on parle de braquage de la BCEAO. Moi Gbagbo ? Braquer une banque ? C'est manger qui me manque ? Ils savent très bien que ce que j'ai fait, ils ne peuvent pas le dire. Parce que s'ils veulent me reprocher quelque chose, il faut qu'ils disent Gbagbo a nationalisé deux banques françaises en Côte d'Ivoire. C'est ça qui est la vérité. S'ils disent ça, ils savent que les ivoiriens vont aimer. Sinon ils peuvent dire aussi, Gbagbo a coupé avec la BCEAO-Dakar et qu'il a pris son autonomie en Côte d'Ivoire au niveau de la banque centrale, mais ça aussi ils ne peuvent pas dire maintenant parce que c'est ça l'AES est entrain de faire actuellement. Et il y a beaucoup d'africains qui veulent faire ça. Alors on dit on va faire un jugement et on ne me convoque pas, moi le coupable. Tout le monde sait où je me trouve, c'est eux qui m'ont envoyé en Gruman à la Haye, ils m'ont déposé là-bas, vous savez où vous m'avez déposé, et vous ne m'emmenez pas une convocation là où je me trouve. Et ils disent que je ne savais pas où j'étais. Le monde entier savait où j'étais. Non, il y'a des moments où il faut cesser de s'amuser, il faut être sérieux et moi je ne considère pas la politique comme un jeu. Je la considère comme quelque chose de sérieux. Parce que quand tu fais la politique, c'est que tu as décidé de t'occuper de la vie de tous tes compatriotes. Donc on ne joue pas avec ces choses-là. La compétition politique existe. Je veux compétir. Je veux compétir, et quelqu'un vient derrière moi me dire qu'en 2018, j'ai été condamné, mais c'est quoi ça, qui parle derrière moi que je ne vois pas ? Moi je n'ai jamais joué à des choses comme ça. Je n'ai jamais mis quelqu'un en prison quand j'étais Président pour déni d'opinion. Moi ce n'est pas mon problème. Tu vas me faire quoi ? Mais nous allons publier un texte entier sur ça pour que tout le monde sache que les gens mentent. Chers amis c'est ce que je voulais vous dire pour ma défense. Mais les gens qui ont braqué sont avec vous. Ils sont vos amis, donc voilà ce que je voulais vous dire. Oui j'ai quitté Dakar et érigé notre succursale de la BCEAO en Banque centrale. Mais, j'ai été le premier parmi tous ceux qui vont suivre. Plusieurs feront ça. Donc ils ne peuvent pas dire ça. Ils n'ont plus eu d'autres ressources que de m'arrêter », a conclu Laurent Gbagbo.


Donatien Kautcha, Abidjan 


 
 
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