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Côte d'Ivoire : Affaire arrestation du maire de Bangolo, l'UVICOCI accusée de vouloir tordre le cou à la justice en demandant une enquête parlementaire
 

Côte d'Ivoire : Affaire arrestation du maire de Bangolo, l'UVICOCI accusée de vouloir tordre le cou à la justice en demandant une enquête parlementaire

 
 
 
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© Koaci.com - lundi 29 avril 2024 - 10:04


L’affaire relative à l’arrestation du maire de Bangolo, Gah Arsène Roger continue de faire couler ancres et salives. Dans une contribution adressée à la rédaction de Koaci, Laurent Oupoh qui en est l’auteur, dénonce les actions des amis et soutiens du maire de Bangolo, qui veulent transformer la victime du nom de Komé Cissé, homme d’affaires, en coupable en discréditant le travail de la justice ivoirienne.  


« Dans une affaire où Komé Cissé est la victime et a été abusé et délesté de plusieurs milliards de Fcfa, voici que par un renversement extraordinaire, des amis et soutiens de Gah Arsène Roger veulent faire passer l’opérateur économique pour un coupable. Ils annoncent même une enquête parlementaire pour un présumé blanchiment d’argent. Ne s’agit-il pas d’une bonne blague, qui illustre la panne d’arguments du camp du maire de Bangolo ? », s’insurge-t-il.  



Selon lui, tout n’est certes pas net dans la procédure, puisqu’il y a assurément des interrogations justifiées que l’on peut avoir. Cependant, certains angles choisis par les amis et soutiens du maire posent problème et n’aident pas à bien plaider la cause de Gah Roger.



Au nombre des soutiens du maire de Bangolo, figure l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI), présidée par l’ancien ministre Claude Paulin Danho, député-maire d’Attecoubé, qui a annoncé vouloir saisir l’Assemblée nationale pour ouvrir une enquête parlementaire dans un dossier déjà traité par la justice.


 

Pour Laurent Oupoh, cette action que veut entreprendre l’UVICOCI, n’est rien d’autre qu’un signe de défiance à l’égard du système judiciaire. « Pour la crise des datas, pour les déguerpissements et bien d’autres dossiers tout aussi préoccupants pour les Ivoiriens et les Ivoiriennes, des enquêtes parlementaires annoncées ou attendues, n’ont pas eu lieu. Pourtant, l’on annonce que les députés vont se mobiliser pour sortir du pétrin un maire pas très net ; et pour voir clair, plus clair que la justice ivoirienne dans une affaire qui n'est pas forcément la tasse de thé des populations ivoiriennes. Dans un contexte politique ivoirien dominé par le Rhdp dans les institutions, l’on voudrait savoir comment ce parti va exprimer à travers ses députés, cette défiance et cette méfiance à l’égard des juges », dénonce-t-il. 



S’agissant de l’argument du blanchissement d’argent brandi par l’UVICOCI pour soutenir son action à l’Assemblée nationale, l’auteur de la contribution annonce qu’il ne tient pas dans la mesure où il n’a jamais existé.  

« Par ailleurs, de sources concordantes l’avion transportant les faux billets n’a jamais atterri en Côte d’Ivoire. C’est au Kenya que l’opération s’est déroulée et a avorté. De quelle manière parle-t-on de blanchiment d’argent ? De quel argent blanchi s’agit-il alors qu’il n’y a pas eu finalement d’argent ? Enfin, il ne faut pas oublier que l’opérateur économique visé est une victime. Une victime que l’on veut transformer en coupable idéal, dans l’espoir de soustraire de prison, Gah Arsène Roger, en jetant le discrédit à la fois sur la justice et sur un opérateur économique, parti de rien et connu pour son intégrité », soutient-il. 


Poursuivant, Laurent Oupoh fait savoir que « contrairement à ce qu’une rumeur rapporte, l’affaire n’a pas encore connu de non-lieu. Les libérations accordées à deux prévenus (un Ivoirien et un Camerounais) dans le cadre de la procédure l’ont été à titre provisoire. L’on apprend d’ailleurs, qu’une plainte de l’Ivoirien en liberté provisoire contre le maire de Bangolo existe. En effet, alors que c’est lui qui est l’initiateur de l’opération et qui a créé le contact avec Komé Cissé, il se plaint de sa confiance abusée par Gah Roger dans cette escroquerie « feeman », où il n’a pratiquement rien reçu ». 


A l’en croire, « selon des opérateurs économiques, la tentative de manipulation de l’opinion et de politisation par des amis, soutiens ou collègues maires de Gah Arsène Roger est une mauvaise chose. En effet, l’Uvicoci met en avant le fait que la cohésion sociale est menacée à Bangolo par l’arrestation du maire. L’association dirigée par le maire Danho Paulin n’a pas osé dire publiquement les causes de cette menace, alors que sous cape les amis de Gah Roger font circuler cet élément de langage : « Comment un malien peut-il faire arrêter un ivoirien, de surcroît un maire ?». C’est cet argument que l’Uvicoci et les amis de Gah Roger font circuler en exposant au passage le nom de l’enseigne hôtelière dont Komé Cissé à la franchise, pourtant cette enseigne n’est pas concernée par l’affaire ». 


 

Un argument qui, d’après Laurent Oupoh, n’est pas du tout responsable. « Est-il besoin de rappeler, nonobstant son origine, la contribution de Monsieur Komé Cissé à l’économie ivoirienne, sa contribution au bon dénouement de l’affaire des soldats ivoiriens détenus abusivement à l’époque au Mali ? Il est possible que personne ne le sache, car il ne s’en est jamais vanté ».



Il révèle par ailleurs ceci : « est-il besoin de rappeler que dans le cadre d’une médiation dans son bureau, le maire Danho Paulin avait reçu Komé Cissé et Gah Roger pour les rapprocher, et qu’il avait affirmé que Komé Cissé avait été abusé, et qu’il avait raison ? En retour, il avait promis l’appeler. Il ne l’a pas fait jusqu’à l’arrestation du maire. Aujourd’hui, suite aux vidéos diffusées et à l’arrestation du maire de Bangolo, un procès public et équitable est demandé par les soutiens de Gah Roger. C’est une bonne chose. Il est important que la justice avance dans cette voie et que la vérité soit sue de tous et de toutes, dans une affaire où au bas mots, Monsieur Komé Cissé a perdu environ 4 milliards Fcfa dont 1,2 milliards Fcfa auraient été perçus par Monsieur Gah Roger avec des reçus, des traces, des chèques et autres preuves disponibles ».


 

Il termine en appelant les soutiens du maire Gah Arsène Roger à revoir leur copie. « Être maire, être Ivoirien, être soutenu par l’Uvivoci ne donne pas le droit de se soustraire à la justice, qui mérite respect et considération. Il n’est pas acceptable de mettre en cause l’intégrité de la justice, dans cette affaire en dehors d’un procès, étant entendu que le maire Gah Arsène Roger n’a pas encore été déclaré non coupable. L’affaire court depuis 2017. N’est-il pas temps de la clore, à travers un procès comme le demandent et le souhaitent toutes les parties ? », s’interroge-t-il.  


Wassimagnon


 
 
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