Côte d'Ivoire : Korhogo, un cambrioleur spécialisé dans les intrusions par les toits arrêté
Le suspect (Ph Koaci)
À Korhogo et dans ses environs, plusieurs commerçants vivaient depuis peu avec une inquiétude inhabituelle. Au petit matin, certaines boutiques étaient retrouvées délestées d’une partie de leur marchandise, sans la moindre trace d’effraction visible. Ni cadenas brisé, ni porte forcée. Tout semblait intact, sauf les caisses.
Le premier fait remonte à la nuit du 5 au 6 janvier 2026 à Fodonon, localité située à une douzaine de kilomètres de Korhogo. Une boutique est discrètement visitée et le ou les auteurs repartent avec cinq téléphones portables et 1 400 000 francs CFA. L’absence totale de dégradation intrigue les victimes et nourrit les spéculations.
Quelques semaines plus tard, dans la nuit du 12 au 13 février 2026 à Waraniéné, une quincaillerie subit le même sort : un téléphone portable et 240 000 francs CFA disparaissent dans des conditions identiques. La répétition du mode opératoire confirme aux enquêteurs qu’ils ont affaire à un spécialiste.
Les investigations menées par la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de Korhogo s’appuient alors sur l’analyse minutieuse des images de vidéosurveillance. Les policiers étudient la silhouette, la démarche et les heures de passage, jusqu’à isoler un visage identifiable. Les recoupements avec les renseignements de terrain orientent rapidement vers un suspect désigné par les initiales C.A.
Il est interpellé le 13 février 2026 dans la journée. Confronté aux images, il reconnaît les faits sans véritable contestation. Au cours de son audition, il admet également sa participation à trois autres vols commis à Dianra.
Selon ses déclarations, la méthode consistait à percer discrètement la toiture en tôle à l’aide d’un couteau, puis à se glisser à l’intérieur pour agir rapidement avant de ressortir par la même ouverture, évitant ainsi toute trace sur les accès principaux.
Le mis en cause a été présenté devant les autorités judiciaires afin de répondre de ces actes. Les investigations se poursuivent pour identifier d’éventuels complices ainsi que les receleurs des objets volés.
Jean Chresus, Abidjan
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