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Côte d'Ivoire : Trésorerie des PME en danger, la CPU-PME réclame un encadrement strict des délais de paiement et propose des plafonds de 15 à 30 jours pour protéger les entreprises
 

Côte d'Ivoire : Trésorerie des PME en danger, la CPU-PME réclame un encadrement strict des délais de paiement et propose des plafonds de 15 à 30 jours pour protéger les entreprises

 
 
 
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 Il y a 8 heures
 
 
 
 
 
© Koaci.com - vendredi 30 octobre 2026 - 08:29


Face aux conséquences économiques des retards de paiement sur la trésorerie et la pérennité des petites et moyennes entreprises (PME), la Confédération Patronale Unique des PME de Côte d’Ivoire (CPU-PME) plaide pour un encadrement des délais de règlement adapté aux réalités des différentes filières professionnelles. À l’occasion de l’atelier de restitution de l’étude sur les délais de paiement interprofessionnels, organisé le jeudi 29 octobre 2026 au Novotel Plateau, à Abidjan, dans le cadre du CCESP-PROREI, l’organisation patronale a notamment proposé un délai maximal de 30 jours dans le BTP et de 15 jours dans le secteur de la santé.


La Confédération Patronale Unique des PME de Côte d’Ivoire (CPU-PME) a pris une part active à l’atelier de restitution de l’étude sur les délais de paiement interprofessionnels en Côte d’Ivoire. Organisée le jeudi 29 octobre 2026 au Novotel Plateau, à Abidjan, dans le cadre du CCESP-PROREI, cette rencontre a réuni plusieurs acteurs institutionnels et économiques autour d’une problématique majeure pour le secteur privé : les retards de paiement entre entreprises.


La mobilisation de la CPU-PME s’est notamment illustrée par le discours d’ouverture prononcé par son président, Dr Elias-Farakhan Moussa DIOMANDÉ, ainsi que par la participation de la présidente Kourouma au panel de haut niveau.


Placée sous le thème « Payer à temps pour produire, investir et conquérir », cette rencontre a permis à la Confédération de réaffirmer son engagement en faveur de relations commerciales plus équilibrées et d’un environnement économique favorable au développement des PME.


Dans son intervention, le président de la CPU-PME a attiré l’attention sur les conséquences des retards de paiement, qui dépassent largement les simples difficultés de trésorerie. Pour les PME, les créances non réglées dans les délais peuvent compromettre le paiement des salaires, des impôts et des cotisations sociales. Elles réduisent également les capacités d’accès au financement, freinent les investissements et limitent les possibilités de développement commercial.


Face à cette situation, Dr Elias-Farakhan Moussa DIOMANDÉ a rappelé que le respect des échéances de paiement ne relève pas d'une simple démarche de bonne volonté, mais constitue une obligation contractuelle et une condition essentielle à l'équilibre des relations économiques.


Son message résume clairement la position de la Confédération : « Payer à temps n’est pas une faveur faite à une PME. C’est un contrat honoré. »


À travers cette déclaration, la CPU-PME entend rappeler que la santé financière des petites entreprises dépend aussi du respect des engagements pris par leurs partenaires commerciaux.


Au cœur du plaidoyer de la CPU-PME figure la mise en place d’un encadrement sectoriel des délais de paiement, tenant compte des réalités économiques et des contraintes opérationnelles propres à chaque filière.


 

L’organisation patronale propose ainsi un délai maximal de règlement de 30 jours dans les relations interprofessionnelles privées, notamment dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Pour le secteur de la santé, elle préconise un délai plus court, fixé à 15 jours.


La Confédération précise que ces propositions concernent exclusivement les relations commerciales entre les organisations professionnelles du secteur privé et les entreprises relevant de leurs filières respectives. Elles ne portent donc pas sur les délais de règlement applicables à la commande publique.


Cette approche différenciée vise à instaurer des engagements de paiement clairs, réalistes et respectés au sein des différentes chaînes de valeur. L’objectif est de préserver la trésorerie des entreprises, de limiter l’accumulation des impayés et d’éviter que les difficultés financières d’un acteur ne se répercutent sur l’ensemble de ses partenaires économiques.


La participation de la présidente Kourouma au panel de haut niveau a constitué un autre temps fort de la présence de la CPU-PME à cet atelier.


Cette intervention a permis de prolonger les réflexions engagées par la Confédération sur les difficultés rencontrées par les PME et sur les mécanismes susceptibles d'améliorer les pratiques de règlement entre partenaires économiques.


À travers cette participation, la CPU-PME a réaffirmé l’importance d’un dialogue permanent entre les organisations professionnelles, les entreprises et les autres acteurs concernés. Pour la Confédération, les solutions envisagées doivent impérativement tenir compte des réalités du terrain et des capacités financières des différentes catégories d’entreprises.


Au-delà de l’encadrement des délais de paiement, la CPU-PME défend un ensemble de mesures destinées à renforcer la sécurité des transactions commerciales et à améliorer la protection des entreprises.

Son plaidoyer porte notamment sur la formalisation des engagements de paiement et la mise en place de mécanismes applicables en cas de retard. La Confédération préconise également une adaptation des mécanismes fiscaux aux contraintes des PME confrontées à des créances impayées.


Elle insiste par ailleurs sur la nécessité de faciliter l’accès aux avances de démarrage et aux dispositifs de garantie, tout en renforçant la protection des sous-traitants et des fournisseurs locaux.


Une attention particulière est également accordée aux secteurs minier, pétrolier et gazier. La CPU-PME souhaite que le suivi des délais de paiement soit davantage intégré aux politiques de contenu local, afin de garantir aux entreprises nationales des conditions de participation plus équitables aux chaînes de valeur.


Parmi les propositions figure aussi la création d’un Observatoire national des délais de paiement. Celui-ci serait accompagné d’un baromètre public permettant de suivre l’évolution des pratiques de règlement, ainsi que d’un mécanisme de médiation destiné à faciliter le règlement des différends entre partenaires économiques.


 

Pour la CPU-PME, l’enjeu est désormais de transformer les propositions formulées en engagements concrets. La Confédération appelle ainsi à l’élaboration d’une feuille de route opérationnelle précisant les responsabilités des différents acteurs, les engagements propres à chaque filière, le calendrier de mise en œuvre et les indicateurs permettant d’évaluer les progrès accomplis.


Cette démarche devrait permettre de dépasser le stade des concertations pour aboutir à des mesures effectivement applicables dans les relations interprofessionnelles.


À travers sa participation à cet atelier, la CPU-PME réaffirme ainsi sa volonté de contribuer à l’assainissement de l’environnement des affaires en Côte d’Ivoire. Son plaidoyer repose sur une conviction : les PME ne peuvent durablement produire, investir, créer des emplois et conquérir de nouveaux marchés si elles sont contraintes de supporter, en permanence, le poids financier des retards de paiement de leurs partenaires.


Au-delà d’une question de délais, c’est donc la compétitivité des entreprises locales, la fluidité des échanges économiques et la solidité du tissu entrepreneurial ivoirien qui sont en jeu.



Wassimagnon




 
 
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