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Burkina Faso: Un internaute interpellé et déféré pour « incitation à la haine et à la violence»
 

Burkina Faso: Un internaute interpellé et déféré pour « incitation à la haine et à la violence»

 
 
 
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© Koaci.com - vendredi 18 octobre 2019 - 17:47

Harouna Yoda



Un internaute burkinabé a été interpellé et déféré le jeudi 16 octobre dernier pour "incitation à la haine et à la violence", après une publication appelant à "exterminer les peuls dans les campagnes", a indiqué le procureur du Faso Harouna Yoda dans un communiqué. 


Le 25 mars 2019, le sieur Nikiema Aimé a publié sur le réseau social Facebook, notamment dans le groupe « Tirs croisés » le message suivant : « les peulh de la ville sont sages, c’est ceux de la campagne les vrais dangers. La solution pour stopper le terrorisme, c’est d’exterminer les peulh dans les campagnes. Merci les Kolgweogo d’avoir amorcer le système. Je vais construire des camps de concentration, des fours crématoire pour vous ».


 

Suite à cette publication qui avait choquée l’opinion publique, le procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou avait instruit le commandant de la section recherche de la Gendarmerie Nationale à l’effet de diligenter une enquête sur les faits et de procéder à l’arrestation de l’auteur du message.


 Se sentant recherché, M. NIKIEMA aimé, étudiant en première année d’économie, avait supprimé son compte Facebook et s’était rendu injoignable jusqu’à la date du 16 Octobre 2019 où il a été mis aux arrêts et déféré au parquet près le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou, a expliqué le procureur Harouna Yoda


Selon la loi burkinabé, « Est puni d’une peine d’emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de trois cent mille (300 000) à trois millions (3 000 000) de francs CFA tout discours ou écrit public qui justifie ou prétend justifier toute discrimination (....), toute haine, toute intolérance ou violence pour quelque motif que ce soit à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes ».


« Si ces discours ou écrits ont entraîné des violences envers les personnes et/ou des destructions de biens, la peine est de trois ans à dix ans et une amende de cinq cent mille (500 000) à cinq millions (5 000 000) de francs CFA. La juridiction saisie peut, en outre, ordonner la confiscation des supports de ces écrits ou discours », selon le code pénal. 


Par ailleurs, Procureur du Faso Harouna Yoda, a indiqué qu’un mandat de dépôt a été décerné contre lui et il sera traduit devant le Tribunal correctionnel de Ouagadougou suivant la procédure de flagrant délit. 


Boa, Ouagadougou


 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
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