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Côte d'Ivoire : Affaire bastonnade d'une garde de préfecture à Bonon, le SYNAMICI réagit et charge le Préfet
 

Côte d'Ivoire : Affaire bastonnade d'une garde de préfecture à Bonon, le SYNAMICI réagit et charge le Préfet

 
 
 
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© Koaci.com - dimanche 02 juillet 2023 - 19:18

Yapi Claude Ogou



Dans un article publié le samedi 1ᵉʳ juillet relatif à la situation qui prévaut dans la localité de Bonon entre le préfet Yapi Claude Ogou et la garde de préfecture Florence Tabitha, KOACI avait recueilli le témoignage d'une source qui disculpait le préfet dans cette affaire.


Cependant, n'ayant pas pu rentrer en contact avec la présumée victime, ni avec son syndicat, le SYNAMICI (Syndicat National des Agents du Ministère de l'Intérieur de Côte d'Ivoire) pour avoir leur version, l'article a été mis en ligne.


Pour ce faire, le SYNAMICI a tenu, à travers un droit de réponse, apporter sa version sur les faits relayés.


T.K.Emile, Bouaké

tkemile@koaci.com


DROIT DE RÉPONSE AU MÉDIA EN LIGNE KOACI


Le samedi 1er juillet 2023, à 16h35, sur son site www.koaci.com , le média en ligne Koaci a pondu un article intitulé << Côte d’Ivoire _ Affaire bastonnade d’une garde de préfecture, les faits qui disculpent le Préfet de Bonon >>.


Le syndicat national des agents du ministère de l’Intérieur de Côte d’Ivoire (SYNAMICI) juge opportun, par le présent droit de réponse, d’opérer des clarifications pour prévenir l’Opinion que cet article mentionné supra n’est rien d’autre qu’une tentative de disculper le préfet de Bonon, Yapi Claude Ogou, dans l’affaire qui l’oppose à sa collaboratrice Florence Tabitha.


 

Comme annoncé, le SYNAMICI tient à faire remarquer que par ce papier publié, Koaci se fourvoie complètement dans son entreprise hasardeuse de blanchir le principal accusé dans une affaire d’abus d’autorité renforcée, de violences physiques et verbales ainsi que voie de fait à l’endroit d’un agent de l’État en service.


Koaci, en effet, ne se gêne pas pour relater des faits, d’après ses écrits, « selon une source très proche du dossier » et qu’il se permet de qualifier d’une « affaire sombre aux allures de règlement de compte entre collègues de travail », et ce, sans même prendre la peine de requérir la version des faits directement des protagonistes de ladite affaire.


Le SYNAMICI suggère d’approfondir les enquêtes afin de dire réellement ce qui s’est passé à Bonon.


Par ailleurs, le SYNAMICI, engagé pour la défense de leurs droits et la quête d’un rayonnement socioprofessionnel des agents du ministère en charge de l’Intérieur, se propose de permettre à Koaci d’avoir la version des faits de la bouche même de la victime ainsi que le témoignage de personnes présentes sur les lieux pendant les faits. Mais encore, d’autres victimes d’abus d’autorité peuvent être disponibles pour approfondir son enquête sur ce genre d’affaire au sein du ministère en charge de l’Intérieur.


De plus, le SYNAMICI rappelle à Koaci qu’il s’agit ici d’une énième affaire dans laquelle des représentants de l’État, par abus et par manque de responsabilité, ternissent l’autorité de l’État en faisant croire qu’ils sont couverts par celui-ci pour commettre impunément des violations de droits et des actes inhumains. Et de surcroît, à l’endroit de leurs collaborateurs qui sont aussi des agents au service de l’État.


Si seulement Koaci ainsi que l’opinion publique savaient qu’ils n’arriveraient pas à garder leurs larmes devant certaines révélations relatives aux abus qui sont perpétrés quotidiennement sur les agents collaborateurs du corps préfectoral, loin des yeux du ministre de tutelle, ils comprendront que le SYNAMICI souhaite purement que justice soit faite dans cette affaire afin de laver la dignité de tous les agents victimes d’abus ; lesquels abus sont restés impunis depuis trop longtemps.


Pour revenir au cas de Bonon, le SYNAMICI, avec des preuves en sa possession, veut enfin souligner ces différents points à l’endroit de Koaci :


- Le préfet Ogou a bel et bien refusé d’accorder la permission d’absence à sa collaboratrice avant de lui-même inviter la direction régionale de la fonction publique de Bouaflé à effectuer un contrôle de présence inopiné à la préfecture de Bonon ; il a refusé de justifier l’absence de sa collaboratrice qui était finalement partie pour ses courses professionnelles en urgence avec l'accord du secrétaire général de la préfecture, la seconde autorité hiérarchique;


- L’article 64 de la Loi n°92-570 du 11 septembre 1992 portant Statut général de la Fonction publique précise que le fonctionnaire en activité a droit à des autorisations spéciales d’absence ; 


 

- Un témoin qui s’est interposé pour éviter plus de coup à l’endroit de la victime et qui a assisté à toute la scène est prêt à témoigner des faits qui se sont réellement passés ;


- Le calvaire de la victime semble tirer ses origines du fait d’avoir manqué un appel de son supérieur à 21h passé, alors qu’elle dormait, mais aussi à cause de son refus de rentrer dans les bonnes grâces de son patron et encore sur la base d’un conflit de leadership entre les autorités hiérarchiques de la préfecture de Bonon ;


- La victime a vu son salaire suspendu comme bon nombre de fonctionnaires qui ne s’étaient pas présentés au dernier contrôle de présence général initié par la fonction publique en décembre 2022. Et d’ailleurs, cette décision a été une erreur technique reconnue par la fonction publique,


- La victime détient une ordonnance délivrée par le médecin de Bonon qui a toutefois refusé de lui produire un certificat médical de peur des représailles du préfet ;



Fait à Abidjan, le 2 juillet 2023


Pour le SYNAMICI

Le Secrétaire général national

Yves Désiré SERY

Lion Blanc


 
 
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