Côte d'Ivoire : Toulepleu, affrontements à Pantrokin et Sahibli, le village de Péhé pris dans les gaz lacrymogènes
gaz lacrymogène dans le village (Ph KOACI)
De vives tensions ont été enregistrées le lundi 9 février 2026 dans la zone regroupant les villages de Pantrokin, Sahibli et Péhé dans le département de Toulepleu, dans la région du Cavally. Alors qu’un affrontement opposait Pantrokin à Sahibli aux environs de midi, c’est le village voisin de Péhé qui s’est retrouvé, contre toute attente, exposé à d’importantes dispersions de gaz lacrymogènes.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les forces de l’ordre, déployées pour contenir les violences entre les deux villages en conflit, ont procédé à des tirs de gaz lacrymogènes qui ont largement débordé sur Péhé. Cette situation a provoqué un climat de panique généralisée au sein de la population, perturbant gravement les activités quotidiennes. Des travailleurs ont été contraints d’abandonner leurs postes, des commerçantes ont laissé leurs marchandises, et de nombreux magasins ont fermé précipitamment.
Des habitants rapportent également des scènes de violence et de confusion, évoquant des personnes prises à partie alors qu’elles ne participaient pas aux affrontements. Des gaz lacrymogènes auraient été lancés jusque dans certaines cours d’habitation, exposant des enfants en bas âge et des nourrissons aux effets suffocants de ces substances.
À l’heure où nous mettions sous presse, les causes exactes de l’intervention musclée dans le village de Péhé n’étaient pas encore clairement établies. Les populations locales, surprises et inquiètes, attendent des explications sur les raisons de cette situation qu’elles estiment injustifiée, Péhé n’étant pas directement impliqué dans le conflit opposant Pantrokin à Sahibli.
Face à cette crise, des voix s’élèvent pour appeler à une médiation urgente. Plusieurs habitants exhortent les cadres et responsables communautaires de Pantrokin et de Sahibli à initier sans délai une rencontre de dialogue afin d’identifier les causes profondes de ce conflit ancien et de prévenir une nouvelle escalade de violences dans la zone.
Les autorités locales devraient, dans les prochaines heures, communiquer davantage d’informations afin d’éclairer l’opinion publique sur les circonstances exactes de ces événements et les mesures envisagées pour rétablir le calme.
Jean Chresus, Abidjan
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