Côte d'Ivoire : FNER 2025, ils ont saisi leur chance, aujourd'hui ils construisent leur avenir (Reportage)
Les jeunes bénéficiaires de la première édition de la FNER en situation de travail (Ph Koaci)
« J’y étais, j’ai saisi mes opportunités ». Ce slogan est désormais gravé dans l’esprit de milliers de jeunes ivoiriens. Quatre mois après la première édition de la Foire Nationale de l’Emploi et du Recrutement (FNER), nous sommes partis à la rencontre de quelques bénéficiaires pour comprendre ce qu’ils sont devenus. Ce reportage, réalisé par notre rédaction, nous plonge dans la vie de ceux qui ont décidé de transformer une opportunité en tremplin.
En entreprise, en cabinet ou dans les structures de formation, ils sont en stage de qualification, engagés sur la voie d’une insertion durable. Dans ce circuit, chacun avance à son rythme, avec un même objectif : se construire un avenir professionnel solide.
Un bilan chiffré, mais surtout des destins en mouvement
La FNER, organisée du 3 au 9 mars 2025, a mobilisé 48 636 jeunes, attiré des dizaines d’entreprises et offert des milliers de postes dans divers secteurs. Le ministère en charge de la Jeunesse et de l’Insertion professionnelle, sous la houlette de Mamadou Touré, annonçait à l’issue de l’événement :
5 891 opportunités d’emploi direct,
13 930 entretiens réalisés,
2 930 jeunes en cours de recrutement,
3 570 stages proposés, dont 1 235 jeunes déjà en entreprise,
Et 20 260 formations qualifiantes prévues, 2 375 en attente de démarrage.
Mais au-delà des chiffres, ce sont les parcours humains qui donnent tout leur sens à cette initiative nationale. Nous avons recueilli les témoignages de plusieurs jeunes affectés dans des entreprises et cabinets de la place, où ils effectuent actuellement des stages de qualification.
Au cabinet Kinny Event : l’apprentissage en situation réelle
À Angré Djorobité 2, dans la commune de Cocody, le cabinet Kinny Event fait partie des structures ayant accueilli des jeunes suite à la FNER. Le gérant, Kemmel Olivier, salue la qualité des profils reçus :
« Une dizaine de jeunes nous ont été affectés en stage de qualification. Jusqu’ici, tout se passe bien. Ils sont motivés, dynamiques, et très à l’écoute. »
Il ajoute :
« Nous recevons encore des appels de candidats venus à la foire. La dynamique enclenchée se poursuit au-delà de l’événement. »
Quant à la seconde édition, actuellement en cours sur le site de l’Université de Cocody, son avis est sans équivoque :
« C’est une excellente idée de rapprocher les entreprises du vivier étudiant. Cela favorise l’accès à l’emploi pour ceux qui n’ont pas encore d’expérience professionnelle. »
Ce témoignage montre que la FNER ne s’est pas arrêtée aux engagements de la première semaine. Elle a créé un flux continu entre les entreprises et les jeunes. Kinny Event illustre cette volonté de jouer un rôle actif dans l’insertion professionnelle, en intégrant ces stagiaires dans des missions concrètes et formatrices.
M’Bra Mo Schela Stéphanie : de la curiosité à l’accomplissement
M’Bra Mo Schela Stéphanie, jeune stagiaire placée par le même cabinet Kinny Event. Son témoignage est saisissant par la sincérité de son engagement :
« J’ai participé à la FNER parce que je voulais sortir de l’inaction. Je ne savais pas vraiment ce que j’allais y trouver, mais j’ai été agréablement surprise. J’ai passé des entretiens, discuté avec plusieurs structures, et quelques semaines plus tard, j’étais affectée ici. »
« Aujourd’hui, je suis en stage de qualification dans un environnement dynamique. J’apprends à organiser des événements, à interagir avec des clients, à gérer les imprévus. Ce stage est une école de vie. »
Elle ajoute :
« Je me sens utile. Ce n’est pas un stage de routine. On m’associe aux décisions, on m’explique les enjeux. Je sens que je grandis professionnellement. »
Le cas de Stéphanie démontre la pertinence du stage de qualification comme outil de transformation personnelle et professionnelle. Ce n’est pas seulement une mise en situation : c’est une passerelle vers l’autonomie. Elle incarne ces jeunes qui, loin d’être passifs, prennent leur destin en main grâce à des opportunités concrètes.
Chez Afrijob, Drissa s’épanouit à travers le travail
À Abobo-Dokoui, la structure Afrijob, spécialisée dans le placement et la formation professionnelle, accueille Tiekoura Kouadio Drissa. Affecté après la FNER, il y effectue également un stage de qualification. Drissa se dit fier de son parcours récent :
« La FNER a été un véritable déclic. J’y suis allé sans trop d’espoir, mais j’ai été surpris par le sérieux de l’organisation. J’ai pu échanger avec plusieurs recruteurs et quelques jours plus tard, j’ai reçu un appel de confirmation. » avant d'ajouter « Chez Afrijob, j’ai trouvé une ambiance de travail saine, des collègues bienveillants et des encadrants disponibles. Je suis affecté à la gestion des stocks, au suivi logistique et à quelques tâches administratives. »
Drissa, est heureux pour son travail.
« Ce n’est pas de la figuration : je travaille pour de vrai. J’ai appris à faire des inventaires, à rédiger des rapports, à respecter des délais. »
Le témoignage de Drissa met en lumière un aspect souvent négligé : le rôle structurant du travail. Au-delà du stage, il s’agit d’un espace d’apprentissage social, d’encadrement et de responsabilisation. Pour des jeunes parfois déscolarisés ou éloignés du marché du travail, cette immersion redonne un cadre et de l’estime de soi.
Kam Motor : là où la jeunesse prend le volant de son avenir
À Kam Motor, entreprise spécialisée dans la gestion de flotte automobile, quatre jeunes issus de la FNER effectuent eux aussi des stages de qualification. Deux ont livré leur expérience.
Konan Adja Carole, stagiaire en comptabilité, raconte :
« J’ai été orientée ici après la FNER. Depuis, je participe aux opérations comptables, je découvre les logiciels professionnels, j’apprends la rigueur et la gestion. »
Elle poursuit : « J’ai été bien accueillie. Ce n’est pas un stage d’observation. On m’implique dans les tâches. Mes collègues me corrigent, me montrent comment faire. »
Quant à Koné Favognon Aristide, également en stage :
« Ce stage m’a ouvert les yeux. Je n’avais jamais travaillé en entreprise. Grâce à cette expérience, je comprends mieux mes forces et mes faiblesses. Je m’améliore chaque jour. »
Ces témoignages renforcent une conviction : les entreprises ivoiriennes ont compris que le stage de qualification ne doit pas être une simple formalité. Lorsqu’il est bien encadré, il permet d’accélérer la montée en compétences et l’intégration durable des jeunes dans le tissu productif.
Des jeunes insérés dans plus de 30 structures partenaires
Notre enquête terrain a révélé que les jeunes issus de la FNER 2025 ont été affectés dans plus d’une trentaine d’entreprises et d’organismes à travers le pays. Tous les jeunes que nous avons rencontrés effectuent des stages de qualification, avec pour objectif une insertion à moyen terme. Ces stages constituent une phase cruciale, à mi-chemin entre la formation académique et l’entrée dans la vie active.
Une dynamique nationale à pérenniser
Ce reportage montre que la FNER n’est pas un événement isolé, mais bien un dispositif structurant, qui mérite d’être reconduit, renforcé, et étendu à d’autres localités.
Les jeunes témoignent d’un changement profond : ils ne subissent plus leur avenir, ils le construisent. Et pour cela, il suffit parfois d’une opportunité bien pensée.
Les témoignages recueillis sont la preuve vivante que l’insertion professionnelle peut réussir, lorsqu’elle repose sur une approche concertée entre l’État, les entreprises, et la jeunesse elle-même.
Jean Chresus, Abidjan
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Mdr en cours , offert , stages … vous n avez pas fait enquête sur la spoliation des terres avec l affaire Kome encore moins l orpaillage clandestin mais interviewe 2-3 jeunes pour conclure au succès des activités de Toure Mamadou et son ministère…Mdr okay on note et on vous accorde la note de 11/10 espérant que cela vous rapporte le prix Ebony
pourqui tant de haine Mr Konin...Celui qui fait rien peut il donner des lecons, celui qui refuses dévoquer son bilan peut il donner des lecons, celui qui a tellement honte de son passé prefere changer de nom de parti peut il donner des lecons arreter donc les hors sujet et commentez donc l'article votre haine ne reussira pas a masquer ces reussites pour la jeunesse ivoirienne!!!ou bien votre projet c'est matagraboliser les jeunes pour qu'ils finissent en prison comme abehi qui resortie a vu comment on s'est foutu de lui !!!petit plaisantins
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