Ghana : Le journaliste Président Mahama condamne l'agression d'un reporter et donne des directives
John Mahama lors de sa visite à la GBC, la chaine de radio et de télévision nationales (ph)
Le Président du Ghana, John Dramani Mahama, a condamné avec fermeté l’agression d’un journaliste reporter par des agents du corps des Sapeurs-pompiers à Kasoa, dans la région centrale. Mahama a qualifié cet incident d’inacceptable et a appelé à des mesures fermes contre les responsables.
Les condamnations faites le 08 janvier 2026 à Accra par le Président Mahama sont intervenues suite à un incident impliquant un journaliste de Class Media, Samuel Addo, qui aurait été agressé par des agents du corps des Sapeurs-pompiers au moment où il couvrait un incendie au nouveau marché de Kasoa.
Il a exhorté que le travail des médias est complémentaire à celui des forces de sécurité et que les deux ne doivent pas être perçus comme opposés.
L’incident
L'incident s'est produit le 05 janvier 2026 au nouveau marché de Kasoa, dans la région centrale, où des pompiers intervenaient après un incendie. Le journaliste Samuel Addo aurait été brutalisé alors qu'il filmait la scène, et son téléphone aurait été confisqué.
Directives de Mahama
S’exprimant sur la Ghana Broadcasting Corporation (GBC) le 08 janvier, Mahama a condamné l'agression, soulignant que « la violence contre les journalistes n'a pas sa place » au Ghana. Il a souligné que « Mon opinion sur ce sujet est connue. Je suis journaliste de formation et nous ne pouvons tolérer aucune attaque continue contre les journalistes. ». Mahama a confirmé que son cabinet a consulté les parties prenantes concernées, notamment l'Association des journalistes du Ghana, afin de régler le problème.
Tout en affirmant que de tels actes contreviennent aux principes de la liberté de la presse et de la déontologie, il a souligné que ces agissements sont indignes du personnel des forces de sécurité. Il a appelé à un changement d'attitude de la part de certains membres des forces de sécurité, soulignant que journalistes et forces de l'ordre jouent des rôles complémentaires dans la société.
Pour une bonne collaboration entre journalistes et agents de sécurité sur le terrain, le Président du Ghana a préconisé qu’« Il est nécessaire de sensibiliser une grande partie de nos forces de sécurité au fait que, tout comme ils assurent la sécurité, les journalistes ont également le devoir d'informer le public » avant de préciser qu’ « Ils ne sont pas des adversaires ; ils servent tous deux le même public. »
Réactions des organisations de la presse
Ajoutons que pour sa part, l'Association des journalistes du Ghana (GJA) a qualifié l'agression de « brutale, illégale et répréhensible », et a exhorté l'Inspecteur général de la police à arrêter et à poursuivre tous les agents impliqués.
Parallèlement, des organisations de défense des médias, dont PRINPAG et la Global Media Foundation (GLOMEF), ont condamné l'incident et demandé des enquêtes approfondies, insistant sur la nécessité de mesures de protection pour les journalistes.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
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