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Côte d'Ivoire : Quand l'ignorance des textes nourrit la désinformation sur les concours administratifs
 

Côte d'Ivoire : Quand l'ignorance des textes nourrit la désinformation sur les concours administratifs

 
 
 
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© Koaci.com - samedi 10 janvier 2026 - 22:15


 



Depuis quelques jours, une vague d'agitation orchestrée par certains cyberactivistes tente de jeter le discrédit sur le Ministère d'État, Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l'Administration. En prenant pour prétexte l'interpellation de M. Jean Kouassi François, ces acteurs s'adonnent à un exercice périlleux : l'interprétation erronée de documents administratifs pour crier à l'injustice.


Pourtant, une analyse rigoureuse des faits et des procédures, appuyée par les clarifications officielles du Ministère, démontre que ce que ces activistes appellent des « preuves d'irrégularités » ne sont en réalité que le reflet de leur méconnaissance des mécanismes de recrutement de l'État.


Le "Recrutement Exceptionnel" : Une procédure interne et non un concours public


L'un des principaux griefs portés par les détracteurs concerne une prétendue contradiction entre l'absence de concours direct de douaniers en avril 2024 et l'ouverture d'un recrutement exceptionnel en septembre de la même année.


La réalité est pourtant simple : Le Ministère distingue clairement les concours directs (ouverts à tous les Ivoiriens diplômés) des recrutements exceptionnels spécifiques. Comme le précise le document de clarification du Ministère, ces derniers sont des opérations de régularisation interne. Ils s'adressent exclusivement aux agents contractuels déjà en service dans l'administration.


Il n'y a donc aucune contradiction : l'État peut décider de ne pas lancer de recrutement ouvert au grand public (concours direct) tout en procédant à l'intégration de personnels contractuels déjà en poste pour répondre à des besoins de structuration interne.

Il faut donc noter que le recrutement exceptionnel n'est pas un concours Direct.


 

Le faux procès de l'âge : Comprendre le statut de contractuel


L'argument le plus sonore des cyberactivistes repose sur l'âge de certains admis nés en 2004, 2005 ou 2006. Ils s'interrogent : « L'État recrute-t-il des mineurs ? ». Cette question, bien que spectaculaire pour l'opinion, ignore la réalité juridique du travail en Côte d'Ivoire.


 L'âge légal du travail : Le Code du Travail ivoirien autorise l'accès à l'emploi dès 16 ans. Un jeune né en 2006 a 18 ans en 2024. Il est donc parfaitement majeur et apte à intégrer la Fonction Publique.


 L'ancienneté requise : Le document ministériel précise qu'une ancienneté d'un an suffit pour prétendre à ce type de recrutement. Un jeune de 18 ans en 2024 a pu commencer comme contractuel à 17 ans (en 2023), ce qui est parfaitement légal.


 La transparence des diplômes : Le recrutement exceptionnel des agents d'encadrement des Douanes inclut des grades accessibles avec le BEPC ou le BAC. Il est donc tout à fait normal d'y retrouver des jeunes bacheliers ou titulaires du BEPC en début de carrière.


Une Administration en pleine mutation : La fin de l'opacité


Au-delà des polémiques, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Depuis 2021, sous l'impulsion de Madame la Ministre d’État Anne Ouloto, le ministère a opéré une révolution numérique pour barrer la route à la corruption :


 Dématérialisation totale des inscriptions via le Guichet Unique (GUCACI).


 Anonymat garanti par le scannage automatisé des copies et l'acquisition électronique des notes (sans intervention humaine).

 Transparence accrue avec la possibilité pour chaque candidat ajourné de consulter ses notes en ligne.

En 5 ans, ce sont 137 374 Ivoiriens qui ont intégré la Fonction Publique sur la seule base du mérite. Vouloir discréditer ce travail titanesque par des interprétations fallacieuses de communiqués est non seulement malhonnête, mais porte atteinte à l'espoir de milliers de jeunes qui croient désormais en l'égalité des chances.


 

La responsabilité des professionnels de l'information


L'activisme ne saurait se substituer au journalisme. Là où le cyberactiviste cherche le "clic" par le scandale, le citoyen responsable doit chercher la vérité dans les textes. La liberté d'expression n'est pas une licence pour la désinformation.


Le Ministère de la Fonction Publique a ouvert ses portes et ses procédures à la numérisation et au contrôle. Plutôt que de bâtir des théories du complot sur des dates de naissance parfaitement légales, il serait plus constructif de saluer la rigueur d'une administration qui, enfin, traite tous les fils et filles de la Côte d'Ivoire sur un pied d'égalité.


La justice ne se rend pas sur les réseaux sociaux, elle s'appuie sur la loi. Et la loi, en l'occurrence, est du côté de la transparence administrative.



Donatien Kautcha, Abidjan 



 
 
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