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Côte d'Ivoire : Cacao, le Gouvernement rebat les cartes pour éviter l'asphyxie d'un pilier de l'économie, les campagnes commerciales modifiées
 

Côte d'Ivoire : Cacao, le Gouvernement rebat les cartes pour éviter l'asphyxie d'un pilier de l'économie, les campagnes commerciales modifiées

 
 
 
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© Koaci.com - vendredi 27 février 2026 - 11:42


Face à l’effondrement des cours mondiaux, le gouvernement réorganise le calendrier des campagnes et maintient le prix garanti aux producteurs pour préserver la filière.


La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, traverse l’une des plus graves turbulences de son histoire récente. Confronté à l’effondrement des cours internationaux depuis novembre 2025 et à l’accumulation inquiétante de stocks invendus, le gouvernement a décidé de prendre des mesures fortes afin d’éviter l’asphyxie d’un secteur vital pour l’économie nationale.


Pour enrayer la paralysie du marché, l’exécutif a procédé à une réorganisation du calendrier des campagnes cacaoyères. Désormais, la grande campagne s’ouvrira le 1er septembre et s’achèvera le 28 février, soit un mois plus tôt que précédemment. La campagne intermédiaire débutera, quant à elle, le 1er mars pour se terminer le 31 août, avancée également d’un mois.


Cette décision vise à fluidifier la commercialisation des fèves et à encourager la reprise des achats par les multinationales et les exportateurs locaux, dont beaucoup avaient suspendu ou fortement réduit leurs activités face à la chute des prix et à la saturation des entrepôts.


Malgré la pression des marchés, le gouvernement a tenu à préserver le prix garanti de 2 800 FCFA/kg aux producteurs, un niveau historiquement élevé. Pour soutenir cette politique, un programme de rachat des stocks résiduels a été lancé afin d’absorber les volumes invendus et de redonner de la trésorerie aux acteurs de la filière.


L’objectif est clair, éviter un effondrement des revenus des planteurs et préserver l’équilibre financier du secteur. Depuis plusieurs mois, de nombreux producteurs se retrouvaient sans débouchés, incapables d’écouler leurs récoltes.


 

Le cacao représente bien plus qu’une simple culture d’exportation. En Côte d’Ivoire, près de 1,2 million de producteurs vivent directement de cette activité, tandis qu’environ 8 millions de personnes en dépendent indirectement. Véritable poumon économique du pays, la filière structure la vie sociale et économique de vastes zones rurales.


Toute déstabilisation prolongée aurait donc des répercussions majeures sur l’ensemble de l’économie nationale.


La Côte d’Ivoire, géant mondial du cacao

Premier producteur mondial de fèves, premier exportateur de produits dérivés et premier broyeur de cacao, le pays occupe une place centrale dans l’industrie mondiale. Pourtant, cette position dominante ne suffit pas à lui garantir un pouvoir décisif face aux géants de l’industrie chocolatière.


Le marché mondial du cacao, dominé par de puissants groupes internationaux, génère plus de 130 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an. Les pays producteurs, eux, n’en captent qu’environ 6 %, une répartition qui alimente régulièrement le débat sur la justice des chaînes de valeur agricoles.


La crise actuelle rappelle celle de 1988-1989, lorsque le président Félix Houphouët-Boigny avait décrété un embargo sur les exportations pour protester contre les prix jugés insuffisants proposés par les acheteurs internationaux. Une confrontation inédite à l’époque, mais qui s’était heurtée à la puissance du marché mondial.


Près de quatre décennies plus tard, la Côte d’Ivoire se retrouve à nouveau confrontée aux réalités d’un marché globalisé où les spéculations et les intérêts industriels pèsent lourd.


En réaménageant le calendrier des campagnes et en soutenant activement les producteurs, le gouvernement espère remettre rapidement la filière sur les rails. La reprise des achats dans les semaines à venir sera déterminante pour redonner confiance aux planteurs et stabiliser l’ensemble du secteur.


 

Dans un contexte international volatil, Abidjan joue une carte délicate : défendre les revenus de ses producteurs tout en composant avec les exigences d’un marché mondial dont les règles lui échappent en grande partie.



Wassimagnon




 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
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