Cameroun : Le Conseil constitutionnel saisi pour se prononcer sur l'incapacité présumée du chef de l'État
Le professeur Olivier Bile, leader du mouvement « Les Libérateurs » vient de déposer une requête auprès du Conseil constitutionnel, demandant l'examen d'une procédure de destitution visant le président Paul Biya, en fonction depuis plus de quarante ans.
La demande, officiellement enregistrée auprès du greffe du Conseil constitutionnel et transmise au Secrétaire général, s'appuie sur des dispositions légales précises. Le requérant cite notamment l'article 55, alinéa 3, de la législation de 2004 régissant le fonctionnement du Conseil constitutionnel, telle qu'amendée en 2013.
Le fondement de cette saisine repose sur l'allégation d'une incapacité du président à exercer pleinement ses prérogatives constitutionnelles. Selon le document déposé, cette incapacité engloberait des aspects physiques, cognitifs et institutionnels.
Arguments
Le professeur Bile cite comme arguments l’absence prolongée de communication directe avec la population, créant selon lui une rupture entre le pouvoir et les citoyens, le blocage institutionnel persistant, empêchant une gestion efficace des affaires publiques, l'incapacité à répondre aux défis contemporains auxquels le pays fait face.
Pour étayer sa démarche, Olivier Bile fait référence à des situations similaires observées dans d'autres nations, où des mécanismes constitutionnels ont permis d'engager des procédures de destitution pour motifs comparables.
Le Conseil constitutionnel a accusé réception de la demande et s'est engagée à examiner la recevabilité juridique de la requête, ce qui constitue en soi une reconnaissance du caractère formel de la démarche entreprise.
Tensions
Cette initiative survient dans un climat national marqué par de nombreuses interrogations sur l'avenir politique du Cameroun, pays dont le chef de l’Etat est officiellement âgé de 92 ans dont 43 au pouvoir. Le pays traverse des périodes de tensions multiples, et la question de la gouvernance suscite des débats croissants au sein de la société civile et de la classe politique.
Cette saisine ne manquera pas de générer des réactions variées au sein de l'échiquier politique camerounais.
-Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.
-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277-oucameroun@koaci.com
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