Côte d'Ivoire : Assemblée nationale, confusion autour de l'élection du nouveau président, deux communiqués se contredisent
Une situation inhabituelle et source de confusion secoue l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire à quelques jours de l’installation de la nouvelle législature. Deux communiqués officiels émanant de la même institution, mais porteurs de messages contradictoires, entretiennent le flou sur la tenue de la séance inaugurale prévue le vendredi 16 janvier 2026.
Dans un premier communiqué signé du Secrétaire général de l’Assemblée nationale, les députés élus à l’issue des élections législatives du 27 décembre 2025 sont convoqués à prendre part, le vendredi 16 janvier 2026 à 9 heures, à la séance inaugurale de la 3ᵉ législature de la 3ᵉ République. Cette séance, qui doit se tenir au Palais de l’Assemblée nationale, a pour point unique à l’ordre du jour l’élection du nouveau président de l’institution parlementaire. Le document invite les élus à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’être présents.
Cependant, quelques heures plus tard, un second communiqué, signé cette fois du doyen d’âge de l’Assemblée nationale, Mamadou Diawara, vient contredire formellement cette annonce.
Dans ce texte, le doyen d’âge déclare que le communiqué N°001/AN/SG du 13 janvier 2026 est « nul et de nul effet ». Il précise que la convocation des députés à la séance inaugurale du 16 janvier 2026 ne respecte pas les dispositions en vigueur et, par conséquent, ne saurait engager les élus.
Cette prise de position du doyen d’âge, qui joue un rôle clé dans l’ouverture des législatures et la conduite des séances inaugurales, jette un sérieux doute sur la régularité de la procédure annoncée par le Secrétaire général. Elle soulève également des interrogations sur la date effective de l’élection du futur président de l’Assemblée nationale, une étape cruciale pour le fonctionnement de la nouvelle législature.
Pour l’heure, aucune clarification officielle supplémentaire n’a été apportée par les autorités compétentes de l’Assemblée nationale. En attendant, les députés élus se retrouvent face à des informations contradictoires, dans un contexte institutionnel qui appelle pourtant à la rigueur, à la transparence et au respect strict des textes.
Cette situation pourrait entraîner un report de la séance inaugurale ou une intervention des instances concernées afin de lever toute ambiguïté et garantir la légalité du processus d’installation de la nouvelle Assemblée nationale.
Wassimagnon
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