Côte d'Ivoire : Bangolo, une altercation nocturne entre deux enseignants vire à une agression grave
L'enseignant agressé (Ph Koaci)
La ville de Bangolo a été le théâtre d’un incident violent dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 janvier 2026, impliquant deux agents du système éducatif. Un éducateur de collège, en service au collège moderne de Dah, est accusé d’avoir agressé physiquement son voisin, un instituteur du primaire, à la suite d’un différend survenu dans la cour commune de leur lieu d’habitation.
Selon le récit livré à KOACI par la victime, Max Wodé Stéphane, les faits se sont déroulés aux environs de 3 heures du matin. Réveillé par de violents bruits provenant du portail de l’immeuble, l’enseignant, qui occupait le rez-de-chaussée, s’est inquiété de la situation. Pensant d’abord à une intervention du vigile, il a préféré rester à l’écart avant d’être interpellé par un colocataire, venu présenter des excuses au nom de l’auteur des nuisances sonores, manifestement sous l’emprise de l’alcool.
Informé que son voisin se trouvait en état d’ivresse, Max Wodé Stéphane a choisi de ne pas envenimer la situation. Il a néanmoins jugé utile de prévenir le propriétaire de la maison, qu’il avait déjà alerté à plusieurs reprises par le passé sur les troubles causés par ce même voisin. Malgré cet appel, aucune intervention immédiate n’a pu être effectuée en raison de l’heure tardive.
Alors qu’il se trouvait encore à l’extérieur pour prendre l’air, l’éducateur mis en cause serait redescendu et aurait commencé à proférer des insultes et des menaces à l’encontre de son voisin. Tentant de calmer les tensions et d’appeler au respect du voisinage, l’enseignant du primaire aurait invité son interlocuteur à regagner son domicile afin de préserver la tranquillité des lieux. Cette démarche aurait, au contraire, aggravé la situation.
Toujours selon la victime, l’échange verbal s’est rapidement transformé en altercation physique. Alors qu’il cherchait à se retirer, il aurait été violemment attaqué. Touché au cou puis au visage, il s’est mis à saigner abondamment du nez, perdant progressivement ses forces. L’intervention de passants aurait permis de mettre fin à la bagarre et d’éloigner l’agresseur.
Blessé, Max Wodé Stéphane s’est rendu à l’hôpital pour recevoir les premiers soins avant de tenter, sans succès dans un premier temps, de déposer une plainte à la gendarmerie, fermée à cette heure. Ce n’est que plus tard dans la matinée qu’il a pu obtenir un certificat médical et engager une procédure judiciaire contre son voisin.
Cet incident, survenu dans un cadre résidentiel censé être paisible, soulève de nombreuses interrogations sur le vivre-ensemble et la responsabilité individuelle, en particulier lorsqu’il s’agit de personnes investies d’une mission éducative.
Une enquête devrait permettre d’établir les responsabilités et de situer les suites judiciaires de cette affaire qui a profondément choqué les habitants du quartier.
Jean Chresus, Abidjan
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