Côte d'Ivoire : Décès d'une adolescente de 15 ans à l'hôpital Général de Yopougon-Attié, entre émotion et témoignages
Le taxi transport la fillette devant l'hôpital (Ph Koaci)
Un drame bouleversant s’est produit dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 janvier à Yopougon, à Abidjan. Une jeune fille de 15 ans a perdu la vie après avoir été transportée d’urgence à l’Hôpital Général de Yopougon-Attié, suscitant une vive émotion et de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.
Selon les témoignages recueillis auprès d’Alex Yoh, présenté comme le grand frère de la victime, l’adolescente aurait été prise d’une violente crise à son domicile. Face à l’urgence de la situation, ses proches l’auraient immédiatement conduite dans un taxi communal en direction de l’hôpital.
Le véhicule serait arrivé aux environs de 23h40 devant les urgences de l’Hôpital Général de Yopougon-Attié. Toujours selon cette version, la famille aurait été invitée à patienter en attendant l’arrivée d’un médecin. Ce n’est qu’après 30 à 40 minutes d’attente qu’un docteur serait venu constater le décès de la jeune fille, alors qu’elle se trouvait encore à l’intérieur du taxi.
Ces faits, largement relayés sur les réseaux sociaux, ont alimenté des accusations de refus de prise en charge médicale et provoqué une indignation populaire. Toutefois, les autorités sanitaires ont apporté des précisions visant à nuancer ces allégations. D’après les éléments officiels communiqués, la patiente serait arrivée à l’Hôpital Général de Yopougon-Attié sans signes vitaux, ce qui exclurait, selon cette version, toute possibilité de prise en charge médicale efficace à son arrivée.
Face à la gravité de l’affaire et à l’émotion qu’elle suscite, une réquisition a été établie par le Commissariat de Police compétent. Par ailleurs, l’Inspection Générale de la Santé a été saisie afin de mener une enquête approfondie et de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce décès.
Dans l’attente des conclusions des investigations en cours, les autorités appellent au calme, à la responsabilité et au respect de la douleur de la famille endeuillée. Elles exhortent également l’opinion publique à éviter les spéculations et à laisser la justice et les services compétents établir les faits, afin que la vérité, seule, puisse prévaloir.
Jean Chresus, Abidjan
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