Côte d'Ivoire : Mahapleu sous tension après la punition d'un élève de 7 ans dans une école privée
Les traces de la chicote sur le dos de l'enfant
La quiétude de la localité de Mahapleu, dans le département de Danané, a été brièvement troublée par un incident survenu au sein de l’école primaire privée Grâce Divine. Les faits, rapportés par plusieurs sources locales, concernent un élève de CP2 âgé de sept ans, victime d’une sanction ayant suscité une vive émotion au sein de la communauté éducative et des familles.
Selon les informations recueillies, l’enfant aurait subi une correction physique infligée par deux enseignants de l’établissement, une situation qui a rapidement provoqué l’indignation de certains parents. Informés de l’incident, des proches de l’élève se sont rendus à l’école afin de comprendre les circonstances exactes de cette punition, qu’ils jugent disproportionnée et inappropriée pour un enfant de cet âge.
Du côté de l’administration scolaire, un enseignant explique que le climat était déjà tendu avant l’incident. En cause, la propagation d’une rumeur au sein de l’établissement et dans la sous-préfecture. En l’absence de leur enseignante principale, retenue par une veillée funèbre dans un village voisin, certains élèves auraient affirmé qu’elle était décédée. Cette information erronée s’est rapidement répandue, suscitant incompréhension et inquiétude parmi les habitants.
Par ailleurs, des malentendus liés à des cotisations évoquées par les élèves après les congés de Noël auraient également contribué à crisper les relations entre certaines familles et le personnel éducatif. Ces propos, diversement interprétés par les parents, auraient alimenté un climat de méfiance, auquel se seraient ajoutés des comportements jugés déplacés de la part de quelques élèves envers leurs encadreurs.
C’est dans ce contexte délicat que la sanction infligée à l’enfant est intervenue, déclenchant une réaction en chaîne. Pour de nombreux parents, aucune situation ne saurait justifier l’usage de la violence à l’école. Ils rappellent que l’établissement scolaire doit rester un espace de protection, d’écoute et d’apprentissage, et appellent à l’abandon définitif des punitions corporelles au profit de méthodes éducatives plus adaptées.
La tension est montée durant plusieurs heures, certains proches de l’élève cherchant à faire entendre leur désapprobation. Toutefois, l’intervention de leaders communautaires et de personnes ressources a permis d’éviter tout débordement. Le calme est finalement revenu, sans affrontement, même si les inquiétudes des parents demeurent quant à la sécurité et au bien-être des enfants.
Contacté, le fondateur de l’école Grâce Divine a tenu à réagir promptement. Il a engagé des échanges avec les parents concernés afin de désamorcer la situation et a exprimé sa volonté de privilégier une solution à l’amiable. Il s’est également engagé à prendre en charge les soins nécessaires pour l’enfant.
Dans la localité de Mahapleu, cet épisode relance aujourd’hui la réflexion sur les pratiques éducatives et la communication entre écoles et familles. De nombreuses voix appellent à un dialogue renforcé, afin de garantir un cadre scolaire serein, respectueux des droits de l’enfant et propice à l’épanouissement de tous les élèves.
Jean Chresus, Abidjan
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