Côte d'Ivoire : Régions du Zanzan, Denguélé et Savanes, le projet COSO et la Banque mondiale constatent des avancées majeures dans le quotidien des populations du nord
Une mission conjointe du Projet de Cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée (COSO) et de la Banque mondiale a parcouru, du 19 au 25 janvier 2026, les districts du Zanzan, du Denguélé et des Savanes. Cette tournée s’inscrit dans le cadre de la première mission d’appui de l’année 2026, à la suite de la revue à mi-parcours du projet.
L’objectif de cette mission était d’évaluer l’état d’avancement des activités, apprécier les impacts des réalisations sur les bénéficiaires et échanger avec les autorités locales et les acteurs de mise en œuvre.
Dans le district du Zanzan, précisément dans la région du Bounkani, le village de Kalamon a accueilli la délégation. Après des échanges avec les partenaires institutionnels, notamment le préfet de région et le Conseil régional, la mission a visité un marché rural nouvellement construit, ainsi que des activités génératrices de revenus (AGR) mises en place au profit des femmes.
À Gbéléban, dans le district du Denguélé, à environ deux kilomètres de la frontière ivoiro-guinéenne, le projet a permis l’aménagement d’un périmètre maraîcher de près de deux hectares, accompagné de la construction de deux châteaux d’eau. Ce dispositif bénéficie à un groupement de 62 femmes, dont l’encadrement technique est assuré par l’Agence nationale de développement rural (ANADER).
Selon les bénéficiaires, ces activités ont significativement amélioré leurs revenus, leur permettant de soutenir leurs ménages, notamment en assurant la scolarisation des enfants, et de sortir progressivement de la précarité.
Dans le district des Savanes, la délégation s’est rendue dans le village de Bakombi, dans la région du Tchologo, situé à un kilomètre de la frontière avec le Burkina Faso. Longtemps confrontée à un déficit d’infrastructures et d’opportunités économiques, cette localité bénéficie aujourd’hui de plusieurs réalisations du projet COSO : un marché rural, un dispensaire, ainsi qu’un appui technique et financier à deux groupements de femmes pour la culture du sésame et à des jeunes pour des activités génératrices de revenus.
Partout où la mission est passée, les échanges directs avec les populations ont permis de recueillir leurs témoignages, marqués par une forte satisfaction quant aux retombées du projet, mais aussi d’identifier leurs besoins et priorités futures.
Des chiffres révélateurs de l’impact du projet
Dans les trois districts visités, les émissaires du COSO et de la Banque mondiale ont également tenu des séances de travail avec les autorités locales et les antennes régionales du projet. Ces rencontres ont permis de faire le point sur les réalisations et les chantiers en cours.
Depuis le démarrage du projet en 2022 jusqu’au 31 décembre 2025, 917 infrastructures socioéconomiques de base ont été réceptionnées et 529 autres sont en cours de réalisation, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’hydraulique.
Par ailleurs, 43 392 emplois ont été créés au profit des hommes (54 %), des femmes (46 %) et des jeunes (57 %), dans des domaines variés tels que le maraîchage, les cultures vivrières, la transformation, l’élevage, la miellerie, les services de transport, la commercialisation sur les marchés ruraux, les travaux de chantier et les sous-projets d’engagement des jeunes.
Le projet COSO apparaît ainsi comme un outil stratégique de lutte contre la pauvreté, favorisant l’insertion socioéconomique des populations rurales, en particulier des femmes et des jeunes, dans les régions du nord de la Côte d’Ivoire.
Placé sous la coordination de Dr Gniré Mariam Ouattara, le projet est financé par l’État de Côte d’Ivoire avec l’appui de la Banque mondiale. Il est exécuté par le Conseil Coton-Anacarde-Karité, sous la maîtrise d’ouvrage du Cabinet du Premier ministre.
Wassimagnon
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