Mali : Les chauffeurs routiers paralysent le transport après une attaque meurtrière
Réunis en assemblée générale lundi à Bamako, les chauffeurs routiers maliens ont exprimé leur vive indignation face à la situation sécuritaire actuelle et interpellé les autorités de la transition.
Dans un communiqué, le Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers (Synacor) fait état d’un profond mécontentement après l’attaque meurtrière d’un convoi de carburant survenue le 29 janvier.
Selon le syndicat, les dépouilles de chauffeurs tués lors de cette attaque ont été laissées sur la chaussée entre Diboli, à la frontière sénégalaise, et Kayes, une situation jugée « inacceptable » par les transporteurs.
Ils exigent le rapatriement immédiat des corps de leurs collègues avant toute reprise des activités.
En réaction, le Synacor a annoncé l’arrêt total des transports routiers et a décidé de suspendre « toutes les opérations, notamment de déchargement », afin d’accentuer la pression sur les autorités.
Cette attaque a profondément choqué les professionnels du secteur. Si des chauffeurs ont déjà été pris pour cible par le passé, les circonstances de cette dernière embuscade marquent une escalade de la violence.
Selon les syndicats, les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) ont abattu ou égorgé l’ensemble des chauffeurs interceptés, avant d’abandonner les corps en bord de route.
En novembre dernier, le Jnim avait affirmé dans une vidéo de propagande que les transporteurs de carburant étaient désormais considérés comme des « cibles militaires », renforçant les craintes d’une insécurité durable sur les axes routiers stratégiques du pays.
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