Côte d'Ivoire : Conduite illégale et mise en danger, sans permis de conduire, l'influenceuse Maabio rattrapée par la justice
Mabio
L’influenceuse ivoirienne Yeelen Virginie Kouamé, connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de « Maabio », se retrouve aujourd’hui au cœur d’une affaire qui suscite indignation et incompréhension. À la suite de la diffusion massive d’une vidéo la montrant au volant d’un véhicule, les autorités compétentes ont rapidement réagi face à ce qui apparaît comme une démonstration flagrante d’irresponsabilité.
Selon le secrétariat permanent de la commission de suspension et de retrait du permis de conduire, l’intervention des services concernés a été déclenchée après de nombreux signalements de citoyens choqués par les images relayées en ligne. La séquence incriminée présenterait une conduite jugée imprudente, en totale violation des règles élémentaires de sécurité routière. Dans un contexte où les accidents de la circulation continuent de faire de nombreuses victimes, l’attitude de l’influenceuse a été perçue comme un message dangereux envoyé à une jeunesse largement acquise à ses contenus.
Mais le plus grave reste à venir. Au cours de son audition, il a été formellement établi que Yeelen Virginie Kouamé n’est pas détentrice d’un permis de conduire. Conduire sans permis constitue une infraction majeure au regard du Code de la route en vigueur. L’acte, déjà répréhensible en soi, prend une dimension encore plus préoccupante lorsqu’il est exposé publiquement et assumé devant des milliers, voire des millions d’abonnés. En se mettant en scène dans une situation illégale, l’influenceuse ne s’est pas contentée d’enfreindre la loi : elle a banalisé un comportement dangereux, susceptible d’encourager des pratiques similaires.
Face à la gravité des faits et à leur caractère délictuel, les autorités ont décidé du transfert immédiat du dossier à la Préfecture de Police d’Abidjan. L’influenceuse devra y être entendue le jeudi 12 février à 11 heures. Cette saisine marque un tournant judiciaire dans une affaire qui dépasse le simple cadre d’un « bad buzz » sur les réseaux sociaux. Elle pose la question de la responsabilité des personnalités publiques et de l’exemplarité attendue de celles et ceux qui influencent une large communauté.
Au-delà du cas individuel de « Maabio », cette affaire rappelle que la notoriété numérique ne saurait constituer un passe-droit. La loi s’applique à tous, et plus encore à ceux qui, par leur visibilité, ont le pouvoir d’orienter les comportements. En attendant les suites judiciaires, l’opinion publique observe avec attention une procédure qui pourrait bien servir d’exemple.
Jean Chresus, Abidjan
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