Côte d'Ivoire : Bouaké, un édifice religieux inauguré après trente ans d'attente
Des fidèles à l'intérieur de l'église (.ph KOACI.)
Ce samedi 21 février 2026, le quartier Air France 1 rue 18 de Bouaké, a vibré au rythme des chants de louange et des prières à l’occasion de la dédicace officielle de l’Église de Réveil du Plein Évangile, dénommée "La Cathédrale de la Foi et des Miracles" de Bouaké. Une cérémonie haute en couleur et empreinte de spiritualité, marquant l’aboutissement d’un long parcours jalonné d’épreuves, de persévérance et de foi.
Dès les premières heures, les fidèles, autorités religieuses, partenaires et invités se sont rassemblés pour célébrer l’ouverture officielle de ce sanctuaire moderne, fruit de plusieurs années de sacrifices. Construit sur une période de huit mois, l’édifice a nécessité un investissement global de 100 millions de fcfa mobilisés grâce aux contributions volontaires des fidèles et au soutien de partenaires engagés.
L’histoire du Temple de la Foi et des Miracles remonte à la fin des années 1990–2000, période durant laquelle, la vision de créer un lieu d’adoration et de réveil spirituel a été portée par ses initiateurs. Toutefois, le projet a traversé de nombreuses difficultés, tant financières qu’organisationnelles, retardant sa concrétisation pendant plus de deux décennies. Ce n’est finalement qu’en 2025 que le temple a pu voir le jour, grâce à la détermination sans faille des responsables religieux, aux prières incessantes des fidèles et à l’élan de solidarité demeuré intact au sein de la communauté.
Prenant la parole au nom des anciens de Bouaké, Eugène N’Goran a salué la foi et la persévérance des membres. Il a souligné que « l’achèvement de ce temple, après plus de trente ans d’attente, prouve que le temps peut ralentir un projet, mais qu’il ne peut ni effacer une vision divine ni briser l’unité des fils spirituels mobilisés pour rebâtir les murailles. C’est l’aboutissement d’un héritage reçu de l’Apôtre Hoully Samuel ».
De son côté, le représentant de l’ONG RIA, Kouakou Yao Éric, a félicité la communauté pour son engagement social et spirituel : « En tant que fils spirituels de l’Apôtre Hoully Samuel, nous avons pris à cœur, dès 2017, de reprendre son œuvre entamée à la fin des années 1990. Le bâtiment était à l’abandon depuis 2002 et subissait de plein fouet les aléas climatiques : la toiture cédait et les fondations étaient fragilisées. Face à cette vétusté, l’ONG RIA s’est mobilisée pour transformer cet édifice en péril en ce beau temple que nous dédions aujourd’hui, avec une profonde reconnaissance envers les fils biologiques de l’Apôtre pour leur soutien indéfectible. »
Dans son adresse, le président du Temple de la Foi et des Miracles, Henry Fayole Koffi, a exprimé sa gratitude envers les fidèles, les bienfaiteurs et tous ceux qui ont contribué à la réalisation du projet. « Ce temple n’est pas seulement celui de l’Église de Réveil du Plein Évangile. Il est un patrimoine spirituel pour la ville de Bouaké et pour la région de Gbêkê. Nous nous engageons à faire de cette cathédrale un lieu de prière pour la paix, un centre de formation de leaders intègres, un espace de transformation sociale, un foyer d’encadrement de la jeunesse et un acteur du développement communautaire.
Car une église forte contribue à une société stable. Une église responsable participe à la cohésion sociale. Une église engagée soutient le développement local. Ce temple raconte une histoire : celle d’un projet interrompu, d’une église éprouvée, d’une foi persévérante et d’un Dieu fidèle. Il témoigne que la guerre n’a pas le dernier mot. Il prouve que la mort n’a pas le dernier mot. Il confirme que le découragement n’a pas le dernier mot. Le dernier mot revient à l’Éternel des armées, notre Dieu. »
Au-delà de l’inauguration d’un bâtiment, cette dédicace consacre la naissance d’un nouveau pôle spirituel dans le quartier Air France. Le Temple de la Foi et des Miracles ambitionne de devenir un centre de formation spirituelle, d’encadrement des jeunes et d’actions sociales au service des populations. La cérémonie s’est achevée par une prière de consécration, la coupure symbolique du ruban et une grande célébration d’actions de grâce, dans une atmosphère empreinte d’émotion et d’espérance. Avec cette dédicace, la communauté chrétienne de Bouaké écrit une nouvelle page de son histoire, convaincue que ce temple sera un lieu de transformation, de foi vivante et de miracles pour les générations futures.
T..K.Emile
tkemile@koaci.com
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