Côte d'Ivoire : Bingerville, « Cité Espérance », face aux accusations du RESA-FISC, le BACID catégorique : « Nous avons logé ceux pour lesquels nous avons reçu l'argent »
Le différend opposant le Renouveau Syndical des Agents du Fisc (RESA-FISC) à la société BACID SA dans le cadre du projet immobilier « Cité Espérance », à Bingerville, prend une nouvelle tournure. Alors que les responsables du RESA-FISC dénoncent un blocage du chantier et des ventes irrégulières, le Président-directeur général de BACID, Rachidi Salami, rejette fermement les accusations et met en cause la gestion financière du projet par ses partenaires.
Lancé en 2018, le projet « Cité Espérance » devait initialement permettre la construction de 500 logements sur près de 40 hectares, selon le RESA-FISC. La première tranche prévoyait 150 maisons.
Le syndicat, dirigé par son secrétaire général, M. Zéréyé Zedou Narcisse, affirme avoir versé d’importantes sommes à la société BACID afin d’accélérer la réalisation du chantier, évoquant plus de 2,3 milliards FCFA d’acomptes cumulés. Selon lui, seules une vingtaine de maisons auraient été livrées à ce jour, malgré les engagements contractuels.
Face à ce qu’il considère comme une inexécution contractuelle, le RESA-FISC a saisi la justice. Une procédure au fond est annoncée pour le 5 mars 2026, afin de faire toute la lumière sur l’état d’avancement du projet et sur les obligations respectives des parties.
Dans un communiqué officiel daté du 23 février 2026, la société Bureau Africain de Construction, d’Investissement et Divers (BACID SA) dénonce des « intrusions répétées » sur ses sites, qu’elle estime de nature à troubler l’ordre public et à perturber ses activités.
La direction générale affirme exercer ses activités « dans le strict respect des lois et règlements en vigueur en République de Côte d’Ivoire » et annonce le dépôt de plaintes contre les auteurs présumés de troubles.
Mais c’est surtout la réaction personnelle de son PDG, Rachidi Salami, qui marque un tournant dans cette affaire.
Joint par nos soins, le dirigeant de BACID conteste catégoriquement les montants avancés par le RESA-FISC.
« Il n’a même pas respecté la première tranche de 150 logements et il parle déjà de 500 », déclare-t-il.
Selon lui, les chiffres évoqués ne correspondent pas aux flux réellement perçus par son entreprise.
« Ce n’est pas BACID qui a reçu cet argent. Les fonds dont ils parlent n’ont pas été versés à BACID », affirme-t-il.
Le PDG assure que les logements déjà livrés correspondent strictement aux paiements effectivement encaissés par sa société : « Nous avons logé ceux pour lesquels nous avons reçu l’argent.»
Il remet également en question la superficie réelle du projet : « Nous avons signé une convention portant sur 8 hectares, et non 40 hectares. Il faut que M. Zéréyé produise les documents. Il parle sans apporter de preuves. »
Wassimagnon
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
