Cameroun : La dépouille de l'opposant Anicet Ekane attendue à Douala dans un contexte de tensions
Après plus de trois mois de blocage judiciaire, le corps de l'ancien président national du Manidem va enfin quitter Yaoundé ce mardi 3 mars 2026, alors que des divisions persistent au sein du comité d'organisation des obsèques. Anicet Georges Ekane, qui a perdu la vie le 1er décembre 2025, était le président national du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), et il n’a pas encore été inhumé.
Son corps avait été placé sous scellés par décision du commissaire du gouvernement auprès du tribunal militaire de Yaoundé, dans le cadre d'une enquête sur les circonstances de sa mort. Ce n'est qu'après la fin de ces investigations que la dépouille a finalement été remise à sa famille.
Figure emblématique de l'opposition camerounaise depuis plus de trente ans, Anicet Ekane s'était battu pour la transition démocratique et les réformes politiques au Cameroun. Son décès a provoqué une forte émotion tant au sein de l'opposition que chez les citoyens.
Transfert de Yaoundé à Douala
Concernant le transfert de Yaoundé à Douala, le Manidem a publié le 1er mars 2026 un programme détaillé. La levée du corps a eu lieu ce mardi matin à l'hôpital central de Yaoundé, avant d'être acheminé vers l'aéroport international de Yaoundé/Nsimalen, puis par vol vers Douala, la ville où l'opposant a vécu et où il a mené son engagement politique.
À son arrivée à l'Aéroport International de Douala, la dépouille sera conservée à la morgue de l'Hôpital Laquintinie. Le parti a appelé tous « les patriotes kamerounais » à participer à cette cérémonie solennelle de transfert, en attendant la publication du programme complet des obsèques.
Climat de tensions
Cependant, ce transfert se déroule dans un climat de tensions, marqué par des divisions au sein de la famille et du comité d'organisation des obsèques, avec des démissions, des soupçons d'infiltration et des accusations diverses entre membres du Manidem.
Les turbulences internes se multiplient autour de l'organisation des funérailles.
Pour plusieurs observateurs avertis, ces manœuvres viseraient un objectif précis : organiser des obsèques discrètes, sans grand retentissement, et surtout empêcher qu'Anicet Ekane soit inhumé et célébré aux côtés d'Ernest Ouandié, figure emblématique de la résistance camerounaise. Le programme complet des obsèques reste attendu.
-Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.
-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277-oucameroun@koaci.com
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
