Côte d'Ivoire : Abidjan, une affaire de cyberchantage après une rupture amoureuse conduit une jeune femme devant la justice
La mise en cause (Ph Koaci)
Une relation sentimentale qui se termine mal peut parfois déboucher sur des conséquences inattendues. À Abidjan, une affaire mêlant vie privée, menaces et cybercriminalité a récemment attiré l’attention des autorités, après qu’un homme a dénoncé des actes de chantage orchestrés, selon lui, par son ancienne compagne.
Selon les informations rapportées par la Police de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC), S.G.T aurait vécu une relation amoureuse marquée par une forte proximité avec une jeune femme avant que des différends ne conduisent à leur séparation. Une rupture qui aurait été difficilement acceptée par cette dernière, laquelle aurait ensuite entrepris de faire pression sur son ex-partenaire à travers des menaces liées à la diffusion de contenus intimes.
Craignant que des images à caractère privé ne soient rendues publiques ou transmises à son entourage, notamment à son épouse, la victime présumée affirme avoir subi plusieurs exigences financières et matérielles en échange du silence de son ancienne partenaire. Parmi les demandes évoquées figuraient un versement mensuel de 500 000 FCFA, l’achat d’un téléphone portable, la mise à disposition d’un logement et d’un véhicule, ainsi qu’un financement destiné à un projet commercial autour de mèches importées de Chine et l’ouverture d’un magasin.
Face à cette situation jugée préoccupante pour sa réputation et sa stabilité familiale, S.G.T a finalement porté plainte auprès de la PLCC. Une enquête a aussitôt été engagée par les services spécialisés, permettant l’interpellation de la mise en cause, identifiée sous les initiales Y.A.M.
Entendue par les enquêteurs, la suspecte aurait reconnu avoir proféré des menaces liées à la diffusion des contenus privés, tout en niant leur publication sur Internet. Elle a néanmoins admis avoir partagé certaines images à des tiers, notamment à sa secrétaire ainsi qu’à l’épouse de la victime.
À l’issue de la procédure policière, Y.A.M a été déférée devant le parquet pour des faits liés à la menace de publication d’images à caractère sexuel via Internet, une infraction encadrée par la législation ivoirienne sur la lutte contre la cybercriminalité. Cette affaire relance le débat sur les dérives numériques et les conséquences parfois irréversibles de la diffusion non consentie de contenus privés.
Jean Chresus, Abidjan
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