Côte d'Ivoire : Cherté des loyers, le gouvernement appelle au respect des plafonds légaux et à la responsabilité des citoyens
Face aux préoccupations persistantes liées à la cherté des loyers, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a rappelé, à l’issue du Conseil des ministres hebdomadaire, que des mesures encadrant le paiement des avances et cautions locatives sont déjà en vigueur. Il a toutefois insisté sur la responsabilité des citoyens dans l’application de ces dispositions.
Le ministre a souligné que le gouvernement a, depuis plusieurs années, pris des décisions pour limiter le nombre de mois exigés au titre de la caution et de l’avance de loyer.
« Il existe une décision qui fixe le nombre de mois que l’on doit payer en termes de caution et d’avance. Cela est même encadré dans le contrat de bail », a-t-il rappelé.
Ces dispositions visent à protéger les locataires contre les exigences excessives de certains bailleurs et à réguler le marché locatif dans un contexte de forte pression immobilière, notamment dans le Grand Abidjan.
Cependant, le porte-parole du gouvernement a reconnu les limites de l’intervention de l’État dans une économie libérale où les transactions se font entre personnes privées.
« Le problème, dans la société libérale dans laquelle nous sommes, ce sont des transactions entre privés. Si, en dépit de la décision du gouvernement, vous acceptez de payer plus de mois de caution ou d’avance, que peut faire l’État, surtout en l’absence de plainte ? », a-t-il interrogé.
Il a insisté sur le fait que l’efficacité des mesures dépend aussi de la volonté des citoyens de les faire respecter, notamment en saisissant les autorités compétentes en cas d’abus.
Le ministre a également pointé du doigt la persistance des locations informelles, souvent conclues sans contrat de bail, rendant tout contrôle difficile.
« Si vous louez un logement de façon informelle, sans contrat de bail, quel contrôle voulez-vous que l’on exerce ? », a-t-il fait remarquer.
Selon lui, le respect strict des contrats formels constitue une condition essentielle pour garantir l’application des textes en vigueur et protéger les droits des locataires.
En conclusion, le porte-parole du gouvernement a lancé un appel à la responsabilité individuelle et collective.
« L’État prend des décisions. Il appartient à chacun de veiller à ce qu’elles soient appliquées et respectées », a-t-il affirmé.
Dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et la tension sur le marché immobilier, le gouvernement réaffirme ainsi son engagement à encadrer le secteur, tout en appelant les citoyens à jouer pleinement leur rôle pour faire respecter les règles établies.
Wassimagnon
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