Burundi : La journaliste Sandra Muhoza en liberté provisoire après sa condamnation controversée
La journaliste burundaise Sandra Muhoza a été remise en liberté provisoire mercredi 4 mars, après avoir été condamnée en janvier à quatre ans de prison pour des messages partagés dans un groupe privé sur WhatsApp.
Son cas avait suscité de vives critiques de la part d’organisations de défense de la liberté de la presse.
Arrêtée en avril 2024, la journaliste, collaboratrice du média en ligne Nova Burundi, faisait l’objet de poursuites devant la Haute Cour de Bujumbura.
Le parquet avait requis contre elle une peine de douze ans d’emprisonnement, l’accusant notamment d’« atteinte à l’intégrité du territoire national » et d’« aversion ethnique ».
Selon les éléments de l’accusation, Sandra Muhoza aurait partagé dans un groupe WhatsApp une information évoquant une distribution d’armes par le gouvernement.
D’après ses soutiens, la journaliste ne serait toutefois pas l’autrice de cette information, mais l’aurait simplement relayée.
Le parquet a également demandé une amende d’un million de francs burundais, soit environ 320 euros.
L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a vivement dénoncé cette décision judiciaire, estimant que la journaliste a été condamnée pour des échanges intervenus dans un cadre privé.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu pour la liberté de la presse au Burundi.
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