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Côte d'Ivoire : Réforme du BTS, l'État veut en finir avec les diplômes sans emploi, vers des formations enfin alignées sur le marché du travail
 

Côte d'Ivoire : Réforme du BTS, l'État veut en finir avec les diplômes sans emploi, vers des formations enfin alignées sur le marché du travail

 
 
 
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© Koaci.com - lundi 30 mars 2026 - 11:17


La réforme du Brevet de technicien supérieur (BTS) en Côte d’Ivoire franchit un cap important. Ce lundi, à Grand-Bassam, le Professeur Arsène Kobéa, Directeur de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a officiellement lancé les travaux de l’atelier national de validation des filières BTS, au nom du ministre Adama Diawara.


Dès l’ouverture, le ton a été donné : il s’agit d’une réforme ambitieuse visant à transformer en profondeur l’enseignement supérieur technique pour répondre efficacement aux besoins du marché de l’emploi.


Dans son allocution, le Professeur Arsène Kobéa a insisté sur l’objectif central de cette réforme : « Former des diplômés compétents, opérationnels et immédiatement employables. »


Selon lui, cet atelier s’inscrit dans une dynamique structurante visant à adapter les formations aux exigences du développement économique et social de la Côte d’Ivoire. Il a rappelé l’importance d’une validation rigoureuse des filières : « Nous ne devons pas produire des documents théoriques, mais des référentiels utilisables, applicables et utiles pour notre économie. »


Le Directeur de cabinet a également appelé les participants à privilégier une approche pragmatique, ancrée dans les réalités du terrain, tout en visant l’excellence.


Prenant la parole, le Dr Mockey Edouard, premier adjoint au maire, a replacé cet atelier dans le cadre global des réformes engagées par l’État ivoirien. Il a souligné que cette initiative vise à corriger le décalage entre formation et emploi, actualiser les filières selon les réalités socio-économiques, renforcer l’employabilité des diplômés, créer une meilleure articulation entre formation, innovation et développement industriel

Pour lui, l’enjeu dépasse le cadre académique : « Ces travaux engagent l’avenir de notre jeunesse et la compétitivité de notre économie. »


 

Le coordonnateur général de l’atelier, Maïga Abdou, a détaillé le dispositif mis en place. L’atelier repose sur dix pôles thématiques mobilisant experts métiers, enseignants et méthodologues. L’objectif est clair, produire des filières réalistes, cohérentes et directement exploitables.


« Il ne s’agit pas de réécrire les documents, mais de les valider avec rigueur, exigence et sens des réalités », a-t-il insisté. Il a également salué la vision du ministre Adama Diawara, qu’il considère comme le moteur de cette transformation vers un système plus performant et orienté vers l’emploi.


Le président du comité de pilotage de la réforme, Vafi Doumbia, a rappelé les critiques souvent adressées au BTS, parfois perçu comme peu valorisant sur le marché du travail.


« Certains vont jusqu’à le qualifier de ‘bara te soro là’, insinuant qu’il ne garantit pas d’emploi », a-t-il regretté.


Face à ce constat, une étude approfondie menée auprès d’établissements, d’entreprises et de diplômés a permis d’identifier les faiblesses du système actuel. Résultat, 34 nouvelles filières BTS ont été conçues, mieux adaptées aux attentes du monde professionnel.


 

Tous les intervenants ont convergé vers une même vision : faire du capital humain un pilier du développement national. Cette réforme s’inscrit pleinement dans le Plan national de développement, avec pour ambition de renforcer la qualification de la main-d’œuvre, accompagner les mutations technologiques, stimuler la productivité et la transformation locale. 


En clôturant son intervention, le Professeur Arsène Kobéa a rappelé l’importance stratégique de cette réforme : « Sa mise en œuvre constituera un saut qualitatif pour l’ensemble du secteur éducation-formation. »


Cet atelier, qui se tient sur plusieurs jours, mobilise une large diversité d’acteurs, experts métiers, enseignants, méthodologues et représentants des branches professionnelles. Tous ont été appelés à s’engager pleinement pour garantir des résultats à la hauteur des attentes nationales.

Au-delà des travaux techniques, c’est bien l’avenir de milliers de jeunes Ivoiriens qui se joue à travers cette réforme.



Wassimagnon


 
 
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