Liberia : 46e anniversaire d'une journée sombre dans l'histoire du pays
Hommage au Président Tolbert assassiné peu avant 13 exécutions (ph)
La journée du mercredi 22 avril a marqué au Liberia le 46e anniversaire d'un épisode tragique de l’exécution de 13 membres du gouvernement du défunt Président William R. Tolbert, sur une plage de Monrovia.
Les excitions ont eu lieu le 22 avril 1980, soit dix jours après le coup d'État militaire mené par Samuel K. Doe et qui a renversé le Président William R. Tolbert.
L’événement commémoratif de cette année, organisé au Parc Mémorial du 22 avril, sur le terrain du Séminaire théologique baptiste du Libéria a rassemblé familles, proches et sympathisants.
La sombre journée du 22 avril
L'histoire commence en avril 1980, lorsque le sergent-chef Samuel K. Doe mène un coup d'État qui renverse violemment le Président William Tolbert, mettant fin à plus d'un siècle de domination américo-libérienne.
Le procès devant le tribunal militaire fut expéditif, brutal et impitoyable. A la suite d’un jugement, 13 hommes dont d'anciens dirigeants du régime renversé furent déshabillés et fusillés à vue, conformément au verdict.
Ces 13 responsables, dont l'ancien ministre des Affaires étrangères Cecil Dennis Sr., étaient accusés de corruption et d'incitation aux inégalités.
Avant les exécutions du 22 avril, Tolbert et certains de ses principaux collaborateurs ont perdu la vie à la résidence présidentielle le 12 avril 1980, jour du coup d'État. Ce fut un moment douloureux qui va marquer à jamais le Libéria, qui ne s'est toujours pas remis de cet événement tragique.
Les blessures infligées lors du coup d'État de Doe, de son règne et de la guerre civile restent vives pour de nombreux libériens. Le débat national actuel témoigne d'une volonté collective de sortir de ce cycle de violence.
La Commission vérité et réconciliation (CVR), qui a été mise en place pour réparer les préjudices causées, a établi que les meurtres intervenues étaient des exécutions sommaires perpétrées sans procédure régulière et a averti que de tels actes portent atteinte à l'État de droit et aux fondements mêmes d'une société démocratique.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
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