Côte d'Ivoire : Bourse scolaire figée à 36000 fcfa, le gouvernement brandit ses efforts sociaux pour éteindre la polémique
La question de la revalorisation de la bourse scolaire, figée à 36 000 francs CFA depuis plusieurs décennies, s’invite dans le débat public en Côte d’Ivoire. Interpellé à ce sujet à l’issue du Conseil des ministres tenu ce mercredi au Palais présidentiel, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a défendu une approche globale de l’action sociale de l’État.
Alors que le coût de la vie a fortement évolué depuis l’époque du président Félix Houphouët-Boigny, le maintien du montant de la bourse scolaire suscite des interrogations. Dans un contexte marqué par un budget de l’État en forte progression et un discours officiel axé sur le partage des fruits de la croissance, de nombreux observateurs estiment cette aide devenue insuffisante pour répondre aux besoins des élèves et de leurs familles.
En réponse, Amadou Coulibaly a invité à ne pas analyser les politiques publiques « par petits bouts », mais plutôt à les considérer dans leur ensemble. Il a mis en avant les multiples initiatives sociales déployées par l’État, notamment à travers le Programme social du gouvernement (PSGouv).
« Il existe aujourd’hui plusieurs mécanismes d’accompagnement des populations », a-t-il expliqué, citant notamment les filets sociaux productifs destinés aux ménages vulnérables, ainsi que les distributions d’aide alimentaire à certaines familles.
Le ministre a également insisté sur les mesures spécifiques au secteur de l’éducation. Parmi celles-ci figurent la prise en charge partielle des élèves orientés vers des établissements privés, grâce à des subventions de l’État visant à pallier les limites d’accueil du système public.
Par ailleurs, il a souligné l’augmentation significative du nombre de bourses d’études à l’étranger sous la présidence d’Alassane Ouattara, attribuées sur la base du mérite et des conditions sociales. « De plus en plus d’enfants bénéficient de ces opportunités », a-t-il affirmé.
Selon lui, ces différentes formes de soutien contribuent indirectement à alléger les charges des familles, y compris celles des bénéficiaires de la bourse scolaire nationale.
Au-delà de l’éducation, le gouvernement met en avant une série de réformes économiques et sociales destinées à améliorer les conditions de vie des Ivoiriens. Le porte-parole a évoqué la revalorisation des salaires, les augmentations successives du SMIC, ainsi que le déblocage des salaires des fonctionnaires.
« Lorsqu’on prend en compte l’ensemble de ces mesures, on constate une amélioration globale des conditions de vie », a-t-il soutenu, estimant que les enfants issus de familles modestes bénéficient, directement ou indirectement, de l’appui de l’État.
Si le ministre n’a pas annoncé de revalorisation immédiate de la bourse scolaire, il a néanmoins indiqué que la préoccupation avait été entendue par les ministres concernés, notamment ceux de l’Éducation nationale et des Finances.
Cette réponse, sans engagement concret à court terme, laisse donc le débat ouvert sur l’adaptation des aides scolaires aux réalités économiques actuelles.
Wassimagnon
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
