Côte d'Ivoire : Lancement de la Fondation du Fonds d'Entretien Routier, le FER étend son engagement « au-delà des routes » pour bâtir une pays plus solidaire
La Fondation du Fonds d’Entretien Routier (FER) a été officiellement lancée au Noom Hôtel le jeudi 21 mai 2026 en présence de plusieurs personnalités.
Un événement majeur qui marque une nouvelle étape dans l’engagement social du Fonds d’Entretien Routier, résolument décidé à inscrire son action au-delà de sa mission traditionnelle d’entretien des infrastructures routières, pour investir davantage dans le développement humain, la solidarité et le bien-être des populations ivoiriennes.
La cérémonie a mobilisé un important parterre de personnalités issues des sphères gouvernementales, administratives, religieuses et institutionnelles. Aux côtés de nombreux invités de marque figuraient notamment le Président du Conseil d’Administration du FER, M. Thomas Camara, la Directrice Générale du FER, Mme Annick Tohé Lasmel, également Présidente du Conseil d’Administration de la nouvelle Fondation, ainsi que plusieurs membres du Conseil d’Administration, partenaires et représentants d’institutions publiques et privées.
À travers cette initiative, le Fonds d’Entretien Routier entend franchir un cap décisif dans sa responsabilité sociétale, en mettant en place un cadre structuré d’intervention sociale destiné à répondre durablement aux besoins des populations les plus vulnérables. Portée par le slogan évocateur « Au-delà des routes », la Fondation FER ambitionne de déployer des programmes innovants dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’environnement et de la culture, avec la volonté affirmée de contribuer à la construction d’un avenir plus sûr, plus inclusif, plus vert et plus équitable.
Prenant la parole avec émotion et conviction, la Directrice exécutive de la Fondation FER, Mme Vanessa Méa épouse Kouassi, a livré un discours profondément inspirant, mettant en lumière la philosophie, les ambitions mais surtout les réalisations déjà engagées par la Fondation, bien avant son lancement officiel.
« Ce lancement n’est pas un point de départ. C’est la reconnaissance d’un engagement déjà en marche, d’une démarche déjà vivante et d’une vision déjà à l’œuvre », a-t-elle déclaré d’entrée, soulignant que la Fondation agit depuis plusieurs mois déjà sur le terrain avec humilité mais détermination.
Selon elle, les actions de la Fondation s’articulent autour de quatre piliers fondamentaux : l’éducation, la santé, l’environnement et la culture. Des axes qui, loin d’être de simples intentions, traduisent déjà des engagements concrets et mesurables.
Dans le secteur de l’éducation, la Fondation FER a entrepris plusieurs actions visant à améliorer les conditions d’apprentissage et le cadre scolaire de milliers d’enfants. À Moapé, dans la localité d’Adzopé, ainsi qu’à Bromakoté, dans la région de Korhogo, la Fondation a procédé à la construction de trois blocs de six latrines, d’un bâtiment de trois salles de classe, à la distribution de plus de mille kits scolaires, de matériels didactiques, de poubelles, ainsi qu’à la mise à disposition de 400 tables-bancs.
L’engagement éducatif de la Fondation s’est également matérialisé au préscolaire d’Akoikro, à Abengourou, où des travaux de sécurisation et d’équipement ont été réalisés, notamment à travers la construction d’une clôture, la fourniture de tables, de chaises, de livres destinés à la bibliothèque du préscolaire ainsi que de poubelles, afin d’offrir aux enfants un environnement d’apprentissage plus sûr et mieux adapté.
Dans le domaine de la santé, Mme Vanessa Méa Kouassi a rappelé l’implication de la Fondation dans la lutte contre le cancer du sein à travers la campagne « Seins Sains », menée durant Octobre Rose dans la région de San Pedro. Cette vaste campagne a permis, selon elle, de sensibiliser 11 000 personnes et d’en dépister 4 000. Dans le prolongement de cette action, un important kit médical composé d’un mammographe, d’un échographe et d’un équipement de biopsie a été remis au Programme National de Lutte contre le Cancer (PNLCa), dans le but de renforcer les capacités nationales de dépistage et de prise en charge.
Sur le volet environnemental, la Directrice exécutive a insisté sur la nécessité de préserver durablement le cadre de vie des populations, affirmant que « protéger la nature, c’est préserver l’avenir ». Une orientation qui traduit la volonté de la Fondation de participer activement aux efforts de préservation environnementale dans un contexte mondial marqué par les défis climatiques.
L’action de la Fondation FER s’étend également au domaine culturel et à la cohésion sociale. À Attinguié notamment, des dons de vivres ont été offerts aux communautés chrétiennes et musulmanes durant les périodes de jeûne et de prière, dans un esprit de fraternité, de partage et de solidarité. La Fondation a aussi soutenu des initiatives culturelles telles que « Toiles et Talents » et noué un partenariat avec la fondation BJKD afin d’encourager la créativité, valoriser les talents et promouvoir l’expression artistique.
Dans un registre plus festif mais tout aussi symbolique, des activités sociales ont été organisées à Grand-Bassam et à Bozi-Gonaté pendant les fêtes de Noël, avec pour objectif d’apporter joie, réconfort et espoir aux populations.
S’appuyant sur une célèbre pensée du grand écrivain ivoirien Bernard Dadié — « L’homme n’est rien sans les autres » — Mme Vanessa Méa Kouassi a réaffirmé la philosophie profondément humaine qui guide la Fondation. « Agir pour les autres, investir dans l’humain, créer des liens durables : voilà le cœur de notre engagement », a-t-elle insisté, avant de souligner que les initiatives déjà menées ne représentent qu’un avant-goût des ambitions futures.
L’objectif affiché, selon elle, est clair : passer d’interventions locales à un impact national, dépasser la logique de réponse à l’urgence pour s’inscrire dans une dynamique durable de prévention, de formation et de transformation sociale.
Pour sa part, la Présidente du Conseil d’Administration de la Fondation FER et Directrice Générale du FER, Mme Annick Tohé Lasmel, a situé cette initiative dans le prolongement de la vision de développement humain portée par le Président de la République, SEM Alassane Ouattara. Elle a rappelé que la création de la Fondation procède d’une conviction forte : aucune institution ne peut durablement accomplir sa mission sans placer l’humain au cœur de son action.
Selon elle, si le Fonds d’Entretien Routier joue depuis plusieurs années un rôle essentiel dans le financement de l’entretien routier et le développement économique du pays, il était désormais nécessaire d’élargir cette mission aux préoccupations sociales des populations.
« Au-delà des routes, des infrastructures et des ouvrages, il y a des hommes, des femmes, des jeunes et des communautés qui portent des attentes, des besoins et parfois des souffrances silencieuses », a-t-elle souligné avec gravité.
Mme Annick Tohé Lasmel a réaffirmé l’ambition de faire de cette Fondation un véritable instrument d’impact social, un outil de proximité, d’assistance et d’espérance, particulièrement au bénéfice des populations les plus vulnérables. Tout en réitérant les principaux domaines d’intervention de la Fondation — éducation, santé, environnement, culture et initiatives communautaires — elle a insisté sur la portée symbolique des routes dans le développement humain.
« Une route ne relie pas seulement des villes ; elle relie des destinées, rapproche des peuples et transporte de l’espoir », a-t-elle affirmé, indiquant que cet espoir devait désormais être prolongé à travers les actions sociales de la Fondation.
Consciente de l’ampleur des défis sociaux, la PCA de la Fondation a lancé un appel appuyé aux partenaires institutionnels, au secteur privé, aux organisations internationales, aux médias, aux mécènes ainsi qu’à toutes les personnes de bonne volonté afin de soutenir cette initiative. « Chaque geste compte, chaque soutien est une espérance semée, chaque action solidaire peut transformer une vie », a-t-elle plaidé.
Représentant le ministre des Infrastructures et de l’Entretien Routier, M. Hien Yacouba Sié, le Directeur de cabinet du ministre a salué une initiative pleinement alignée sur la vision du Chef de l’État en matière de solidarité, de cohésion nationale et de développement inclusif.
Dans son intervention, il a estimé que la Fondation FER vient renforcer les efforts du gouvernement en matière de développement humain, notamment dans les secteurs essentiels que sont l’éducation, la santé, l’environnement et la culture.
Soulignant que les routes ne sont pas uniquement des infrastructures techniques mais aussi des vecteurs de rapprochement humain, il a qualifié la création de la Fondation d’« évolution naturelle et cohérente » de la mission du Fonds d’Entretien Routier.
Le représentant du ministre a également rassuré les responsables de la Fondation quant au soutien total de la tutelle technique, tout en exprimant le souhait de voir cette structure devenir un puissant levier de transformation sociale, capable de mobiliser partenaires et énergies autour d’actions concrètes au bénéfice des populations fragiles.
Cette cérémonie de lancement aura finalement permis de mettre en lumière une conviction commune partagée par l’ensemble des intervenants : le développement durable d’une nation ne se mesure pas uniquement à la qualité de ses infrastructures, mais également à sa capacité à investir dans l’humain, à réduire les inégalités et à bâtir une société fondée sur la solidarité.
Avec la Fondation FER, le Fonds d’Entretien Routier ouvre ainsi une nouvelle page de son histoire institutionnelle. Une page où les routes ne serviront plus seulement à relier des territoires, mais également à rapprocher les cœurs, renforcer les solidarités et porter l’espérance vers les communautés qui en ont le plus besoin.
Jean Chresus, Abidjan
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