Côte d'Ivoire : Dominique Ouattara et la Banque mondiale unissent leurs forces pour l'avenir de 5,5 millions de filles
« Une fille qui apprend, une femme qui gagne » : un engagement national pour transformer l’avenir de 5,5 millions de jeunes Ivoiriennes. La Côte d’Ivoire a franchi une nouvelle étape dans son engagement en faveur de l’égalité des chances et du développement du capital humain. Sous le haut patronage de la Première Dame, Madame Dominique Ouattara, la Banque mondiale, en partenariat avec l’UNFPA, Femme Afrique 2.0 et le Gouvernement ivoirien, a officiellement lancé ce jeudi 4 juin 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire la campagne nationale « Une Fille qui Apprend, Une Femme qui Gagne » (FAFG).
Cette initiative ambitieuse vise à mobiliser l’ensemble des acteurs publics et privés autour d’une conviction forte : investir dans les filles et les femmes constitue l’un des moyens les plus efficaces pour accélérer la croissance économique, renforcer le capital humain et bâtir une société plus inclusive et prospère.
Dans son allocution, la Première Dame de Côte d’Ivoire a salué une initiative qu’elle a immédiatement accepté de parrainer, tant elle rejoint les combats qu’elle mène depuis plusieurs décennies en faveur de l’éducation, de la santé et de l’autonomisation des femmes.
« Cette initiative nationale a pour objectif de mobiliser les institutions publiques, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers, la société civile, les universités, les médias et les citoyens autour d’une ambition commune : faire de l’investissement en faveur des filles et des femmes un levier structurant de transformation sociale et économique », a déclaré Madame Dominique Ouattara.
Elle a rendu hommage à Madame Marie-Chantal Uwanyiligira, Directrice de division de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, pour sa détermination à faire aboutir ce projet.
« Une jeune fille instruite deviendra plus tard une femme agissante pour sa famille, sa communauté et son pays », a-t-elle affirmé, réitérant son adhésion pleine et entière à la vision portée par la campagne.
La campagne FAFG repose sur trois axes stratégiques : l’éducation, l’inclusion financière et la protection des filles et des femmes.
Concernant l’éducation, la Première Dame a rappelé l’importance de maintenir les filles à l’école le plus longtemps possible, soulignant que chaque année supplémentaire de scolarisation augmente leurs perspectives de réussite économique et réduit leur vulnérabilité.
Elle a notamment mis en avant les actions de la Fondation Children of Africa, qui a construit plusieurs établissements d’excellence, dont le Lycée d’Excellence de Kong et le Groupe Scolaire d’Excellence Children of Africa d’Abobo.
Madame Dominique Ouattara a également salué la performance remarquable de Mademoiselle Ajahi Djamila, élève du Groupe Scolaire d’Abobo, classée deuxième au niveau national avec une moyenne exceptionnelle de 167,66 points sur 170.
Sur le volet économique, elle a rappelé le rôle majeur joué par le Fonds d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI), créé en 2012 pour faciliter l’accès des femmes au microcrédit.
« Aujourd’hui, plus de 430 000 femmes ont pu créer leur activité, retrouver confiance en elles et gagner en autonomie grâce à ce fonds », a-t-elle indiqué.
Enfin, la Première Dame a insisté sur la nécessité de renforcer la protection des filles et des femmes contre les violences basées sur le genre, les mariages précoces et les mutilations.
Elle a cité en exemple la Maison des Femmes Safe Home d’Adiaké, inaugurée par la Fondation Children of Africa en 2024 pour offrir écoute, soins et accompagnement aux victimes de violences.
Très applaudie par l’assistance, Madame Marie-Chantal Uwanyiligira a livré un témoignage personnel particulièrement émouvant pour illustrer l’importance de l’investissement dans l’éducation des filles.
Revenant sur son parcours, elle a raconté l’histoire d’une petite fille rwandaise dont la mère, mariée très jeune, avait dû reprendre ses études pour devenir infirmière. Cette mère avait fait une promesse : permettre à ses enfants, filles comme garçons, d’aller aussi loin que possible dans leurs études.
« Cette petite fille rwandaise, c’était moi », a-t-elle confié sous les applaudissements.
Pour la responsable de la Banque mondiale, son histoire n’est pas exceptionnelle. Elle démontre au contraire ce qui devient possible lorsqu’une famille, une communauté et un pays investissent dans le potentiel d’une fille.
« Une promesse est devenue une campagne, une campagne est devenue un mouvement », a-t-elle affirmé, remerciant chaleureusement la Première Dame dont le soutien a permis de fédérer plus de 70 partenaires autour de l’initiative.
Au cœur de son intervention, Marie-Chantal Uwanyiligira a lancé un appel fort à l’engagement collectif en évoquant « 5,5 millions de raisons d’agir ».
Selon elle, la Côte d’Ivoire compte aujourd’hui plus de 3,7 millions d’adolescentes âgées de 10 à 19 ans. Elles seront près de 4,2 millions en 2030. Si le pays a réussi à atteindre la parité dans l’accès à l’éducation, des défis importants demeurent.
« Vingt-six pour cent des adolescentes ne sont ni scolarisées ni en emploi, contre seulement 8 % des garçons. Vingt-six pour cent des jeunes filles sont mariées ou ont déjà un enfant, contre 2 % des garçons », a-t-elle rappelé.
Pour la Banque mondiale, investir dans les filles n’est plus seulement une question sociale, mais un impératif économique.
« Lorsque vous investissez dans une jeune fille, vous multipliez votre investissement par six », a-t-elle souligné.
Au cours de la cérémonie, plusieurs institutions, entreprises et organisations partenaires ont signé une charte d’engagement destinée à inscrire leurs actions dans la durée.
Les témoignages de bénéficiaires, les échanges lors du panel de haut niveau consacré à l’autonomisation des filles et des femmes, ainsi que les engagements pris par les différents acteurs ont illustré la volonté commune de faire de cette campagne un véritable mouvement national.
S’adressant directement aux jeunes filles, la Première Dame les a encouragées à croire en leurs capacités et à poursuivre leurs ambitions sans limites.
« Osez les sciences. Osez la technologie. Osez les responsabilités. Osez échouer parfois. Mais n’osez jamais renoncer. Vous êtes l’avenir. Et l’avenir vous appartient », a-t-elle déclaré.
En clôturant la cérémonie, Madame Dominique Ouattara a officiellement lancé la campagne « Une Fille qui Apprend, Une Femme qui Gagne », convaincue que l’éducation et l’autonomisation des femmes constituent les fondements d’une nation forte et prospère.
« Quand une fille apprend, une femme gagne. Quand une femme gagne, une famille progresse. Quand une famille progresse, une communauté se renforce. Et quand une communauté se renforce, c’est une nation qui prospère », a-t-elle conclu.
Wassimagnon
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