Côte d'Ivoire : Rumeur sur le décès d'un responsable syndical des Affaires maritimes, le ministère dément formellement
Le porte parole syndical (Ph Koaci)
Une vague de désinformation a déferlé sur les réseaux sociaux ivoiriens ces dernières heures, alimentant inquiétude et indignation autour du sort des agents des Affaires maritimes interpellés à la suite des mouvements de protestation organisés à Abidjan. Au cœur de cette polémique, une information relayée par plusieurs comptes très actifs en ligne prétend que le sergent Madjou Glé Henri Joël, secrétaire général du Syndicat national des agents du Bureau des affaires portuaires et maritimes (SYNABEPAM), aurait perdu la vie pendant sa détention.
Selon ces publications, le responsable syndical aurait été retrouvé mort à l'École de gendarmerie, où il serait détenu avec plusieurs de ses collègues arrêtés après la grève menée pour réclamer notamment le paiement des primes de logement. Certains auteurs de ces messages vont plus loin en évoquant un prétendu assassinat imputable aux autorités ivoiriennes, sans apporter le moindre élément de preuve à l'appui de leurs affirmations.
Pour crédibiliser cette thèse, des internautes ont massivement partagé une ancienne photographie du syndicaliste, accompagnée de messages alarmistes, d'émoticônes exprimant le deuil et d'accusations graves visant le gouvernement. Une stratégie de diffusion qui a rapidement favorisé la propagation de la rumeur auprès de nombreux utilisateurs des réseaux sociaux.
Pourtant, après vérification, cette information s'avère totalement infondée. Aucune source officielle n'a confirmé un quelconque décès parmi les agents interpellés. Bien au contraire, le ministère délégué chargé des Affaires maritimes a formellement démenti ces allégations, dénonçant une fausse nouvelle destinée à semer la confusion et à exacerber les tensions déjà perceptibles autour de cette crise sociale.
Cette intox survient dans un climat particulièrement sensible, quelques jours après les manifestations des agents des Affaires maritimes réclamant de meilleures conditions de travail et le règlement de certaines revendications financières. Dans un contexte aussi tendu, la diffusion d'informations non vérifiées contribue à alimenter la psychose et à fragiliser davantage le débat public.
Face à la multiplication des fausses informations, les autorités appellent à la responsabilité et invitent les citoyens à faire preuve de discernement en privilégiant les sources officielles avant de partager des contenus susceptibles d'induire l'opinion en erreur. À ce stade, l'affirmation selon laquelle un responsable syndical des Affaires maritimes aurait trouvé la mort en détention est donc dénuée de tout fondement.
Jean Chresus, Abidjan
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