Côte d'Ivoire : Gagnoa, le présumé meurtrier d'un planteur arrêté en 48 heures, l'arme du crime retrouvée
Le mis en cause (Ph Koaci)
La Brigade de Recherche et d'Intervention (BRI) de Gagnoa a rapidement élucidé le meurtre d'un planteur de 38 ans, tué lors d'une violente agression à l'arme blanche dans la nuit du 27 au 28 juin 2026. En moins de deux jours, les enquêteurs sont parvenus à identifier, interpeller et faire avouer le principal suspect, avant de retrouver l'arme qui aurait servi à commettre le crime.
Le drame s'est produit dans le quartier Libreville de Gagnoa. Au petit matin, le corps sans vie de Z. G. Luc, planteur résidant à Serihio, est découvert, plongeant ses proches et les habitants dans la consternation. Aussitôt informés, les éléments de la BRI ouvrent une enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette mort violente.
Les investigations s'appuient sur les premiers constats effectués sur les lieux ainsi que sur le témoignage d'une personne ayant assisté à la scène. Les indices recueillis permettent progressivement aux policiers de remonter jusqu'à un individu connu sous le sobriquet de « Sromo Djata », identifié comme étant K. Z., 26 ans, domicilié au quartier Sokoura Dioulabougou.
Le mardi 30 juin, soit environ quarante-huit heures après les faits, le suspect est localisé aux abords du Centre hospitalier régional (CHR) de Gagnoa, où il est interpellé sans incident. Placé en garde à vue, il finit par reconnaître son implication dans l'agression mortelle au cours de son audition.
Les investigations se poursuivent ensuite afin de retrouver l'arme utilisée. Sur les indications du mis en cause, les enquêteurs découvrent le couteau dissimulé sous le siège conducteur d'un véhicule de transport en commun stationné dans une gare routière de la ville. Le véhicule était celui dans lequel le suspect travaillait comme convoyeur.
Présenté à un témoin des faits, K. Z. est formellement reconnu comme étant l'auteur présumé de l'agression. À l'issue de la procédure, il a été déféré devant le Tribunal de première instance de Gagnoa, où il devra répondre des faits qui lui sont reprochés.
Cette affaire met en évidence la réactivité des éléments de la BRI de Gagnoa, dont les investigations ont permis de faire progresser rapidement l'enquête et d'apporter un début de réponse à la famille de la victime, durement éprouvée par ce drame.
Jean Chresus, Abidjan
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