Côte d'Ivoire : Baccalauréat 2026, une polémique éclate autour de milliers de copies mal corrigées, des familles en colère réclament toute la vérité
La proclamation des résultats du baccalauréat 2026 en Côte d'Ivoire continue de susciter une vive polémique. Depuis plusieurs jours, de nombreux parents d'élèves dénoncent des irrégularités dans la correction des copies, estimant que plusieurs candidats ont été injustement recalés.
Selon des informations recueillies auprès de plusieurs sources, plus de 2 000 copies du baccalauréat auraient été mal corrigées. Cette situation aurait entraîné l'échec de nombreux élèves de terminale qui espéraient décrocher leur premier diplôme universitaire. Si ces informations venaient à être officiellement confirmées par les autorités compétentes, elles remettraient en cause la crédibilité du processus de correction et alimenteraient davantage la contestation.
Toujours selon nos informations, cette situation serait en partie liée aux conditions de travail des enseignants chargés de la correction des copies. Plusieurs correcteurs dénoncent le paiement tardif de leurs indemnités de correction.
En effet, alors que les candidats et leurs familles s'acquittent des droits d'examen dans les délais, certains enseignants ne perçoivent leurs primes qu'un an après la fin des opérations de correction. Une situation que plusieurs acteurs du secteur de l'éducation jugent démotivante et susceptible d'affecter les conditions dans lesquelles les copies sont évaluées.
Au-delà de la question des primes, d'autres dérives continuent d'alimenter les inquiétudes. Malgré les efforts des autorités pour lutter contre la fraude, certains enseignants indélicats sont régulièrement accusés de racketter des candidats.
Ces derniers promettraient, en échange de sommes d'argent, de leur obtenir de bonnes notes au baccalauréat, au BEPC ou lors d'autres examens à grand tirage. Des pratiques illégales qui portent gravement atteinte à l'égalité des chances et à la crédibilité du système éducatif ivoirien.
Face à cette situation, plusieurs parents d'élèves réclament davantage de transparence dans la correction des copies et demandent l'ouverture d'éventuelles enquêtes afin d'établir les responsabilités.
Ils appellent également les autorités à améliorer les conditions de travail des correcteurs, notamment par le paiement rapide des primes de correction, tout en renforçant les mécanismes de contrôle pour sanctionner les agents impliqués dans des pratiques de corruption ou de racket.
En attendant une réaction officielle du ministère en charge de l'Éducation nationale, cette polémique continue d'alimenter les débats et de nourrir l'inquiétude de nombreuses familles, pour lesquelles l'équité des examens constitue un enjeu majeur.
Notons par ailleurs, que les informations relatives aux « plus de 2 000 copies mal corrigées » et au lien avec le retard des primes reposent sur des informations rapportées et n'ont, à ce stade, pas fait l'objet d'une confirmation officielle des autorités compétentes.
Wassimagnon
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