Ghana : Une TikTokeuse condamnée à un an de prison pour fausses informations
La condamnée (ph)
La TikTokeuse et influenceuse ghanéenne, Mme Camilla Alhassan, a été condamnée à un an de prison par le tribunal d’Accra après avoir plaidé coupable de comportement offensant et de diffusion de fausses informations.
Ce jugement, rendu jeudi 16 juillet 2026, fait suite à une enquête sur des vidéos publiées par Alhassan sur la plateforme TikTok.
Le tribunal a déterminé que le contenu, qui contient des allégations non prouvées, enfreigne les lois relatives à la diffusion de fausses informations et à l'ordre public.
Selon les actes d'accusation, le procureur a soutenu que les vidéos sont susceptibles de semer la peur et l'inquiétude au sein de la population. L’accusée, qui avait initialement fait l'objet d'une vive polémique suite à ces publications, a plaidé coupable.
Circonstances de la condamnation
La police a expliqué les événements qui ont conduit à la condamnation de Camila 43 ans, à un an de prison avec travaux forcés pour comportement offensant.
Selon un communiqué publié par la police le vendredi 17 juillet 2026, Alhassan, âgée de 43 ans, a affirmé être enceinte après avoir été condamnée par le tribunal de circuit d'Accra pour propos injurieux sur les réseaux sociaux, suite à des publications visant le Président Mahama et la première dame, Lordina Mahama.
La police a précisé que la vidéo contient également des menaces présumées contre la vie du Président et de la première dame, ainsi que de fausses allégations concernant la vie privée du Président, une situation qui est susceptible de troubler l'ordre public et de porter atteinte à la cohésion nationale. Le communiqué révèle qu’un examen médical ultérieur effectué à l'hôpital de la police a établi que la dame n'est pas enceinte, permettant ainsi au tribunal de prononcer la peine.
Nouvelle poursuite et avertissement au public
La police a indiqué que, bien qu'elle ait été condamnée pour injures, des démarches sont entreprises pour la poursuivre, pour une infraction distincte de communication mensongère, en vertu de la loi de 2008 sur les communications électroniques (loi 775), devant la Haute Cour.
La police a mis en garde le public contre l'utilisation des plateformes en ligne pour diffuser de fausses informations, proférer des menaces ou publier des contenus illégaux, rappelant que si la liberté d'expression est un droit fondamental, elle s'accompagne de responsabilités.
Cette condamnation fait suite à des vidéos dans lesquelles elle a affirmé faussement, sans preuve, que le Président John Dramani Mahama avait enterré 32 vaches dans le cadre de rituels visant à assurer sa victoire aux élections générales de 2024. Cette affaire met en lumière les conséquences juridiques, au Ghana, de la publication de fausses informations et de contenus offensants.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
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