Côte d'Ivoire : Peste porcine africaine dans le Gôh, Charles Blé Goudé perd près de 500 porcs, mais refuse de céder : « cette ferme renaîtra ! »
La peste porcine africaine continue de faire des ravages dans la région du Gôh. Le président du Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples (COJEP), Charles Blé Goudé, a annoncé avoir perdu près de 500 porcs de son exploitation située à Guiberoua, abattus dans le cadre des mesures sanitaires mises en place pour contenir la propagation du virus. Malgré l'ampleur des pertes, l'ancien ministre de la Jeunesse affiche sa résilience et assure que son exploitation renaîtra.
Depuis le samedi 1er août 2026, une publication de Charles Blé Goudé largement relayée sur les réseaux sociaux suscite de nombreuses réactions. Le président du COJEP y révèle que près de 500 porcs de sa ferme de Guiberoua ont été abattus à la suite de l'apparition de la peste porcine africaine dans la région.
Cette mesure, particulièrement lourde de conséquences pour son exploitation, s'inscrit dans le dispositif sanitaire déployé par les autorités afin d'enrayer la propagation de cette épizootie hautement contagieuse chez les porcins.
Malgré ce coup dur, Charles Blé Goudé refuse de céder au découragement.
« La vie m'a appris à recommencer à zéro. Cette ferme renaîtra », a-t-il déclaré, affichant sa détermination à reconstruire son élevage.
L'abattage des animaux intervient dans le cadre de l'arrêté préfectoral n°21/RG/PG/CAB du 2 juin 2026 portant déclaration d'infection par la peste porcine africaine dans le département de Gagnoa.
Pris après la confirmation du virus par le Laboratoire central vétérinaire de Bingerville (LANADA), ce texte instaure un ensemble de mesures exceptionnelles destinées à stopper la propagation de la maladie.
La commune de Gagnoa a ainsi été déclarée zone infectée. L'arrêté prévoit notamment la mise sous séquestre sanitaire des élevages concernés, l'interdiction des mouvements de porcs et de produits porcins, ainsi que l'abattage sanitaire des animaux présents dans les foyers d'infection confirmés ou fortement suspectés.
Les autorités ont également ordonné la destruction sécurisée des carcasses, la désinfection des exploitations, la fermeture temporaire des marchés de porcs et le renforcement des contrôles vétérinaires dans les zones de protection et de surveillance.
Une maladie redoutable pour les élevages
La peste porcine africaine est une maladie virale très contagieuse qui affecte exclusivement les porcs domestiques et les sangliers. Bien qu'elle ne présente aucun danger pour la santé humaine, elle provoque une mortalité importante chez les animaux et entraîne des pertes économiques considérables pour les éleveurs.
En l'absence de traitement ou de vaccin efficace, les services vétérinaires appliquent un protocole strict reposant sur l'abattage sanitaire, le confinement des élevages et des mesures renforcées de biosécurité afin d'éviter la propagation du virus.
Au-delà des pertes matérielles, le message publié par Charles Blé Goudé a suscité de nombreuses réactions de soutien sur les réseaux sociaux. Son témoignage illustre les conséquences économiques et humaines de cette crise sanitaire qui frappe les éleveurs de la région.
Alors que les autorités poursuivent leurs opérations de surveillance épidémiologique et de contrôle des élevages, le président du COJEP affirme déjà regarder vers l'avenir. Pour lui, cette épreuve n'est qu'une étape de plus dans un parcours marqué par les épreuves, mais aussi par la volonté de se relever.
« La vie m'a appris à recommencer à zéro. Cette ferme renaîtra », a-t-il réaffirmé, transformant cette perte en un message d'espoir et de résilience.
Wassimagnon
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