Côte d'Ivoire : Taï, un agriculteur meurt après une morsure de vipère dans une rizière
Un agriculteur d’une cinquantaine d’années a perdu la vie après avoir été mordu par une vipère alors qu’il travaillait dans une rizière à Taï. Le drame s’est produit le 4 août 2026 et a plongé la communauté agricole locale dans l’émoi.
Moussa Belem, ressortissant burkinabè installé depuis plusieurs années dans la localité, s’était rendu ce jour-là sur une parcelle de bas-fonds qu’il exploitait régulièrement. Confronté à une importante accumulation d’eau dans sa rizière, il entreprit de creuser des canaux afin d’en faciliter l’évacuation. Il était accompagné d’un jeune travailleur malien, Adama Marakaba.
C’est au cours de ces travaux que l’agriculteur a été surpris par le reptile. Souffrant de problèmes de vue, Moussa Belem n’aurait pas remarqué la vipère dissimulée dans la boue. En dégageant celle-ci pour aménager un passage à l’eau, il a été mordu à l’avant-bras.
Pris de panique, il aurait appelé au secours. Mais ses appels n’ont pas immédiatement suscité de réaction, les autres exploitants présents dans les environs étant, selon les informations recueillies, habitués à l’entendre crier pendant ses activités champêtres. Après avoir tué la vipère, son compagnon de travail aurait quitté les lieux sans signaler l’incident.
Plusieurs heures se sont écoulées avant qu’un saigneur d’hévéa de passage ne découvre l’agriculteur en détresse. Son état s’était alors fortement dégradé. Son bras était très enflé et il présentait notamment des saignements au niveau de la bouche.
Rapidement pris en charge, Moussa Belem a d’abord été conduit à l’Établissement public hospitalier départemental (EPHD) de Taï. Devant la gravité de son état, les médecins ont décidé de son évacuation vers le Centre hospitalier régional (CHR) de Guiglo, puis vers le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Man.
Mais le transfert n’ira pas à son terme. L’agriculteur est décédé en cours d’évacuation, à quelques kilomètres de Duékoué, malgré les efforts déployés pour le sauver.
Marié et sans enfant, Moussa Belem était apprécié dans la région pour son expérience dans les travaux agricoles. Sa disparition a provoqué une vive émotion parmi ses proches, ses amis et les membres de la communauté qui l’avaient côtoyé au fil des années.
Jean Chresus, Abidjan
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