Côte d'Ivoire : Cohésion sociale, le COSO décroche 30 millions de dollars supplémentaires pour soutenir 200 villages vulnérables du Nord
Le Projet de cohésion sociale dans les régions du nord du golfe de Guinée (COSO) bénéficiera d’un financement additionnel de 30 millions de dollars. Cette nouvelle enveloppe vise à renforcer les services sociaux de base, soutenir les moyens de subsistance et consolider la cohésion sociale dans 200 villages, notamment ceux accueillant des réfugiés.
La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans le renforcement de la cohésion sociale dans ses régions septentrionales. Le Projet de cohésion sociale dans les régions du nord du golfe de Guinée (COSO) s’apprête à mobiliser un financement additionnel de 30 millions de dollars pour intensifier ses interventions au profit des communautés vulnérables.
Cette nouvelle enveloppe doit permettre de consolider les acquis du projet et de répondre plus efficacement aux besoins des populations vivant dans les zones frontalières, particulièrement exposées aux vulnérabilités sociales et économiques.
En prélude au déploiement de ce financement, des sessions extraordinaires de la Commission régionale d’approbation et de suivi des sous-projets (CRAS) ont été organisées les 11 et 13 août 2026 à Bouna et Bondoukou.
Ces rencontres ont réuni les principaux acteurs institutionnels concernés par la mise en œuvre du projet. Elles ont notamment porté sur les principes, les exigences et les mécanismes du Développement conduit par les communautés (DCC).
Animées par Patrice Zokou, spécialiste du DCC, les sessions avaient pour objectif de renforcer les capacités des parties prenantes, d’améliorer la coordination des interventions et de promouvoir une gouvernance davantage participative, transparente et responsable.
« Cette séance a pour objectif de présenter la démarche liée au financement additionnel, de rappeler les responsabilités de chaque acteur et de préciser le cycle d’approbation et de suivi des sous-projets », a expliqué le spécialiste.
La Commission régionale d’approbation et de suivi des sous-projets occupe une place centrale dans le processus. Les travaux de Bouna et de Bondoukou ont notamment permis de sensibiliser les préfets récemment nommés sur les procédures qui devront encadrer la mise en œuvre des différentes interventions.
L’objectif est de parvenir à une compréhension commune des mécanismes du projet afin de garantir une exécution efficace des sous-projets, mais également d’assurer leur pérennité au-delà de la période de financement extérieur.
Cette approche entend placer les communautés au cœur des décisions et rapprocher davantage les investissements des besoins réellement exprimés sur le terrain.
Au total, 200 villages bénéficieront de ce financement additionnel. Les investissements devraient prioritairement porter sur les services sociaux essentiels, notamment la santé, l’accès à l’eau potable et l’éducation.
Le dispositif prévoit également le développement d’activités génératrices de revenus destinées à améliorer les moyens de subsistance des populations. Une attention particulière sera accordée aux femmes, aux jeunes et aux personnes vulnérables, considérés comme des groupes prioritaires dans la consolidation de la résilience communautaire.
Les localités accueillant des réfugiés feront l’objet d’une attention particulière. Cette orientation vise à réduire les vulnérabilités susceptibles d’affecter la cohabitation entre populations déplacées et communautés d’accueil, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et humanitaires.
Six régions et 21 départements concernés
Le COSO intervient dans six régions du nord de la Côte d’Ivoire : la Bagoué, le Béré, le Bounkani, le Gontougo, le Poro et le Tchologo.
Son périmètre couvre 21 départements et 200 localités, pour une population estimée à 141 707 habitants. La nouvelle phase de financement s’inscrit dans la continuité des actions déjà engagées dans ces territoires.
Le financement initial du projet demeure, quant à lui, prévu jusqu’au 31 mai 2027. L’enveloppe supplémentaire devrait ainsi permettre de renforcer les interventions avant cette échéance et de consolider les résultats obtenus.
Au-delà de la réalisation d’infrastructures et du financement d’activités économiques, cette nouvelle phase du COSO ambitionne de renforcer la capacité des communautés à prendre part directement aux décisions qui concernent leur développement.
L’enjeu est donc autant social qu’économique. Il s’agit de répondre aux besoins prioritaires des populations, tout en favorisant une participation accrue des communautés à la définition et au suivi des projets qui les concernent.
Avec ces 30 millions de dollars supplémentaires, le COSO entend ainsi renforcer son action dans les zones les plus vulnérables du nord ivoirien et contribuer à une cohésion sociale durable. Dans les espaces frontaliers, où les communautés d’accueil sont confrontées à des pressions croissantes, l’approche mise en avant repose sur un principe : faire du développement local un levier de résilience, de solidarité et de stabilité.
Wassimagnon
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