Côte d'Ivoire : Scandale présumé au Tribunal de Danané, le greffier en chef accusé de faire payer 35 000 FCFA pour un RCCM au lieu de 15 000 FCFA
En Côte d’Ivoire, le greffier en chef du Tribunal de Danané est mis en cause par plusieurs usagers qui l’accusent de pratiques de surfacturation dans l’établissement du Registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM). Selon les témoignages rapportés à KOACI.COM, certains demandeurs auraient été facturés à 35 000 FCFA pour une prestation dont le coût officiel serait fixé à 15 000 FCFA. Contacté, le responsable mis en cause n’a pas souhaité répondre aux accusations.
Des accusations de malversations présumées secouent le Tribunal de Danané. Le greffier en chef de cette juridiction est cité par plusieurs usagers dans une affaire portant notamment sur la tarification de l’établissement du Registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM).
Selon des témoignages recueillis sous couvert d’anonymat, des demandeurs affirment avoir été contraints de débourser 35 000 FCFA pour l’établissement de cette pièce administrative, alors que le montant officiel annoncé serait de 15 000 FCFA.
« Il exige la somme de trente-cinq mille (35 000) FCFA, alors que c’est 15 000 FCFA qui est fixé », ont déclaré plusieurs victimes.
Si les accusations rapportées venaient à être établies, la différence entre le montant officiel et la somme réclamée atteindrait 20 000 FCFA par dossier. Une situation qui, selon les plaignants, soulève des interrogations sur les pratiques appliquées au sein de la juridiction.
Les personnes à l’origine de ces témoignages ont toutefois choisi de conserver l’anonymat. À ce stade, les accusations formulées contre le greffier en chef reposent donc sur leurs déclarations et ne sauraient être considérées comme des faits définitivement établis en l’absence d’une enquête ou d’une décision des autorités compétentes.
Dans un souci d’équilibre et afin de recueillir sa version des faits, KOACI.COM a contacté le greffier en chef mis en cause.
Interrogé par téléphone, celui-ci n’a cependant pas souhaité s’exprimer sur les accusations portées contre lui. « Je n’ai rien à dire », a-t-il répondu, malgré la présentation de la démarche journalistique.
Cette absence de commentaire ne permet ni de confirmer ni d’infirmer les accusations formulées par les usagers.
L’affaire soulève désormais la question de la transparence des frais appliqués aux usagers du Tribunal de Danané pour l’établissement des documents administratifs.
Une clarification des autorités judiciaires compétentes permettrait notamment de déterminer les tarifs officiellement applicables au RCCM et de vérifier si des sommes supplémentaires ont effectivement été réclamées.
En attendant d’éventuelles investigations, les accusations restent au stade de témoignages rapportés par des usagers. Toute responsabilité éventuelle devra être établie par les autorités habilitées, dans le respect des procédures et des droits de la personne mise en cause.
Wassimagnon
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