Côte d'Ivoire : MATCA, accusé de «complicité institutionnelle », le ministère des Finances riposte et met en garde les auteurs contre d'éventuelles poursuites judiciaires
Mis en cause dans plusieurs publications en ligne qui dénoncent une prétendue « complicité institutionnelle » dans la crise que traverse la Mutuelle d’Assurance des Taxis-Compteurs d’Abidjan (MATCA), le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget monte au créneau. Dans un communiqué publié le 25 août 2026, il assure que la mise sous administration provisoire de la MATCA a été décidée dans le strict respect du Code CIMA et avec l’accord préalable de l’instance régionale de régulation.
Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget veut mettre fin aux interrogations et accusations entourant la gestion de la crise à la MATCA. Dans un communiqué de presse rendu public le 25 août 2026, le département ministériel rejette catégoriquement les allégations faisant état d’irrégularités dans la décision de placer la mutuelle sous administration provisoire.
Selon le ministère, certaines publications diffusées par des médias en ligne mettent en cause une prétendue « complicité institutionnelle » de l’Administration des finances publiques dans ce dossier. Elles contesteraient notamment la légalité de la mise sous administration provisoire de la MATCA, ainsi que les conditions de mise en place et de pilotage de cette administration.
Face à ces accusations, le ministère affirme que la procédure suivie est conforme aux dispositions du Code des assurances de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA).
Il précise que le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a, conformément à l’article 321 du Code des assurances, sollicité l’avis de non-objection du Secrétaire général de la CIMA. Cet avis aurait été obtenu le 16 mai 2025, avant la signature de la décision portant mise sous administration provisoire de la MATCA.
Pour le ministère, cette étape constitue un élément essentiel démontrant que la procédure n’a pas été engagée de manière unilatérale, mais dans le respect du dispositif de régulation prévu par le Code CIMA.
Le ministère rappelle également que le mandat de l’administration provisoire actuelle repose sur une base légale validée par l’organe régional de contrôle des assurances.
À cet égard, il indique que la Commission régionale de contrôle des assurances (CRCA), réunie en session en juillet 2025, a entériné la mise sous administration provisoire de la MATCA ainsi que la désignation de l’administrateur provisoire.
Cette décision, référencée N°037/D/CIMA/CRCA/PDT/2025, aurait été prise sur le fondement de l’article 321, alinéa 2, du Code des assurances.
Le ministère entend ainsi répondre aux critiques selon lesquelles la mise sous administration provisoire aurait été effectuée en violation des règles communautaires applicables au secteur des assurances.
Au-delà de la question de la légalité de la décision initiale, le ministère apporte également des précisions sur le fonctionnement de l’administration provisoire.
Il assure que l’administrateur provisoire agit dans le cadre d’une feuille de route « formellement établie ». Le suivi de son exécution serait assuré par un Conseil de surveillance mis en place à cet effet, lequel procède à des évaluations périodiques de la mise en œuvre des orientations fixées.
Pour le ministère, ce mécanisme de contrôle vise notamment à garantir que l’administration provisoire exerce sa mission dans les limites qui lui sont assignées.
Au terme de son communiqué, le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget réaffirme que l’ensemble des décisions prises dans le cadre de la mise en place et du fonctionnement de l’administration provisoire de la MATCA l’ont été, selon lui, dans le respect du Code CIMA et de la législation ivoirienne en vigueur.
Le département ministériel dénonce par ailleurs le caractère « tendancieux et malveillant » des publications qu’il juge répétées. Il met en garde leurs auteurs contre d’éventuelles poursuites judiciaires.
Cette sortie officielle marque ainsi la volonté du ministère de défendre la régularité de son intervention dans le dossier MATCA et de répondre fermement aux accusations relayées dans l’espace médiatique.
Wassimagnon
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
